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Affichage des articles du novembre, 2020

Le combat de la Sainte Inquisition contre les sorcières perverses : partie 21

23) Verdict et sentence Le lendemain, la cour se réunit à nouveau en présence de l’ensemble des accusés qui portaient tous des fers aux poignets. Après avoir ouvert la séance, l’évêque s’adressa au jury : « Mes frères, êtes vous parvenus à rendre votre verdict? - Oui, monseigneur le juge du tribunal de la Sainte Inquisition, répondit le chef du jury. Nous avons déclaré, à l’unanimité, l’ensemble des accusés coupables des faits qui leur étaient reprochés. » Monseigneur Thomas se tourna ensuite vers les prévenus : « Accusés, vous avez été reconnus coupables des plus terribles crimes imaginables contre notre communauté et notre sainte religion chrétienne. Vous mériteriez tous de recevoir la sentence de mort comme juste châtiment de vos forfaits. Néanmoins, si je vous condamnais à une telle peine, je deviendrais encore plus criminel que vous ne l’êtes. En effet, mon devoir, en tant qu’inquisiteur consiste à sauver les âmes. Or, à présent, les vôtres sont possédées par le démo...

Le combat de la Sainte Inquisition contre les sorcières perverses : partie 20

22) Le grand procès des sorcières, partie 3 : l’attaque de la grande sorcière Le grand juge inquisiteur s’indigna d’une telle accusation : « Quoi? Tu as l’insolence de prétendre que nous n’agissons pas pour le bien de notre peuple, afin de le protéger de votre malfaisance? -  Grotesque! Arrêter des guérisseuses et les jeter en prison ne protègera jamais qui que ce soit, répliqua Jeanne. Au contraire, des vies sont menacées lorsque les malades ne bénéficient plus de l’assistance de soignants. Mais tout cela n’a aucune importance pour vous, car ce procès pour sorcellerie n’est qu’un prétexte pour vous débarrasser de celles qui menacent votre autorité dans l’épiscopat. Car je sais à quel point vous nous craignez, parce que nous détenons le savoir et la connaissance qui nous permettent de sauver les vies humaines et de soulager les souffrances des malades. Ainsi, nous avons gagné le respect, la confiance, et l’admiration du peuple grâce à notre travail et à notre compétence. Et c’...

Le combat de la Sainte Inquisition contre les sorcières perverses : partie 19

21) Le grand procès des sorcières, partie 2 : premières passes d’armes A la reprise de la séance, le grand inquisiteur donna la parole à l’accusateur : « Mes chers frères, vous avez tous écouté comme moi les nombreux témoignages qui attestent de l’ampleur et de l’atrocité des crimes commis par celles que nous jugeons en ce jour, et du danger qu’elles représentent pour notre société. Ces diaboliques créatures choisissaient de s’attaquer en priorité aux plus faibles de nos paroissiens, les malades et les blessés, les femmes enceintes et les enfants. Afin de gagner leur confiance, elles se sont fait passer pour des guérisseuses qui leur apporteraient les soins dont ils avaient besoin à ces moments critiques pendant lesquels ils étaient si vulnérables. Mensonges et tromperies! Ignoble imposture! En fait de remèdes, ces sorcières ne donnaient à ces malheureux que des poisons qui ne faisaient qu’accroître leur mal. Elles les envoûtaient afin de les soumettre à leur volonté, et ainsi, pou...

Le combat de la Sainte Inquisition contre les sorcières perverses : partie 18

20) Le grand procès des sorcières, partie 1 : actes d’accusation et témoignages Le lendemain matin, la cour se réunit à nouveau devant un public nombreux, pour le dernier grand procès de l’Inquisition. Le juge ordonna de faire introduire les accusées, et bientôt, cinq femmes, trois d’âge mûr et deux jeunes filles, toutes portant de lourdes chaînes aux poignets, furent installées sur le banc des accusées. Elles arboraient une expression de défiance sur leur figures, foudroyant de leur regard la foule réunie. Le grand Inquisiteur prit la parole : « En ce jour, nous sommes réunies pour juger certaines des plus dangereuses criminelles qui aient jamais sévi dans notre épiscopat. Ces démoniaques créatures ont mené une guerre sans merci contre la Sainte Eglise, n’hésitant pas à s’attaquer à nos paroissiens, tant physiquement par leurs sorcelleries que spirituellement en les détournant de notre religion chrétienne. Mais, comme le mal ne triomphe jamais, les héros de la Sainte Inquisition l...

Le combat de la Sainte Inquisition contre les sorcières perverses : partie 17

  19) Visite avant la grande confrontation  En début d’après midi, le tribunal se réunit à nouveau pour juger dame Caroline et le frère José, la première étant accusée de sorcellerie et de corruption d’homme d’Eglise, et le second de trahison. Plusieurs témoins décrivirent les actions démoniaques de cette vicieuse femme, qui les maintenait en son pouvoir par ses étranges élixirs, et, les envoûtant par sa voix, les amenait à faire tout ce qu’elle voulait d’eux. De plus, frère James et demoiselle Odile témoignèrent tous les deux de son implication dans le culte païen. Mais son crime le plus sordide restait incontestablement la corruption du frère José. Le juge Inquisiteur fit convoquer à la barre tous ceux qui avaient participé à déjouer sa tentative d’évasion, et tous attestèrent du danger qu’elle représentait pour l’Eglise. De son côté, le frère José était soupçonné d’avoir dissimulé des sentiments hérétiques, car, sans cela, il n’aurait jamais pu être corrompu aussi facilemen...

Le combat de la Sainte Inquisition contre les sorcières perverses : partie 16

18) Deux religieuses perdues dans le ciel Après une pause, la cour se réunit à nouveau pour une nouvelle session. Le juge fit convoquer les deux accusées suivantes, soeur Adèle et soeur Emma. Les deux religieuses entrèrent dans la salle d’audience, une expression lointaine sur leurs visages, comme si elles n’avaient pas conscience de ce qui leur advenait. Après avoir regardé quelques instants autour d’elles, les deux jeunes filles semblèrent sortir de leur torpeur en reconnaissant le juge Inquisiteur : « Tu as vu, ma soeur, voici monseigneur l’évêque commença soeur Adèle. Et regarde tous ces gens réunis autour de lui. Aurions nous été appelées pour célébrer la messe? - Cela me semble bien tard pour commencer l’office. En plus, je ne me souviens pas avoir vu une salle semblable à la cathédrale. Mais peut être est-ce un nouveau lieu de prière que nous inaugurons aujourd’hui » Monseigneur Thomas, d’un ton un peu déconcerté, s’adressa à elle : « Mes soeurs … Vous n’êtes ...

Le combat de la Sainte Inquisition contre les sorcières perverses : partie 15

  17)  Les moines amants Les audiences ne reprirent que le lendemain matin. Le grand juge inquisiteur fit convoquer le frère Georges et le frère Albin, qui étaient accusés de pratiquer ensemble la sodomie,  en violations du voeu de chasteté et des lois naturelles les plus élémentaires. Plusieurs moines de leur abbaye vinrent témoigner à la barre de la relation très proche qu’entretenaient les deux accusés qui veillaient autant que possible à être affectés aux mêmes tâches pendant la journée de travail, et s’installaient toujours côte à côte au réfectoire et lors des prières. A l’époque, ils croyaient que leurs frères partageaient ensemble une amitié certes intime, mais innocente, jusqu’à cette terrible nuit qui dévoila l’immonde vérité. L’abbé faisait appeler la communauté pour les matines, et lorsqu’un moine entra dans la cellule du frère Georges pour le convier à l’office, il découvrit avec horreur le frère Albin dans son lit. Tous deux, pris sur le fait, n’osaient se l...

Le combat de la Sainte Inquisition contre les sorcières perverses : partie 14

 16) Hérésie ou tolérance? Le procès du frère Jean Après une interruption de plus d’une heure, la cour se réunit à nouveau, en présence cette fois d’un public majoritairement adulte. Le juge Inquisiteur, fit comparaître le frère Jean, qui était accusé d’hérésie et d’idolâtrie, crimes qu’il niait vigoureusement. Monseigneur Thomas fit comparaître les deux témoins clés de l’affaire, le frère James et demoiselle Odile, qui déclarèrent sous serment avoir vu le jeune moine assister à deux reprises aux cérémonies païennes organisées par la sorcière Jeanne, au cours desquelles il n’avait rien fait ni rien dit pour les perturber ou les interrompre. La jeune fille, qui avait participé au culte, avait pu entendre le frère Jean discuter avec certaines participantes sans jamais tenter de les persuader de renoncer à cette abominable idolâtrie et les ramener vers la foi chrétienne, la seule qui mène à la vérité. Interrogé à nouveau, l’accusé reconnut que les faits s’étaient produits tels qu’ils ...

Le combat de la Sainte Inquisition contre les sorcières perverses : partie 13

 15) Un procès pour les enfants Une brève audience du tribunal inquisitorial se déroula peu après la séance de la question, au cours de laquelle les trois accusés qui y avaient été soumis admirent publiquement leur culpabilité dans les faits qui leur étaient reprochés. Lorsque la cour se réunit à nouveau en début d’après midi devant un public majoritairement composé de jeunes enfants accompagnés de leurs parents. Le juge inquisitorial ordonna d’amener la prochaine accusée, la terrible vieille sorcière Gertrude. Un instant plus tard, cette dernière, vêtue d’une robe et d’un chapeau pointu noirs, portant de lourds fers aux poignets et escortée de trois solides gardes, fit son apparition dans le banc des accusés. Le juge inquisiteur prit alors la parole : « Bonjour. Je souhaiterais ouvrir cette audience en racontant une histoire à notre jeune public. Il n’y a pas si longtemps, une terrible sorcière vivait dans la forêt de notre épiscopat. Cette diabolique créature aimait particul...

Le combat de la Sainte Inquisition contre les sorcières perverses : partie 12

14) La question : des prisonniers plus coriaces Quelques instants plus tard, Monseigneur Thomas se tourna à nouveau vers frère Jacques « Faites entrer le prisonnier suivant » Frère Richard, escorté par trois gardes, arriva dans la salle des Interrogatoires. Après avoir encore une fois refusé de reconnaître les faits qui lui étaient reprochés, il fut à son tour attaché sur un siège. Mais lorsque le bourreau lui détailla à son tour les terribles sévices qu’il lui ferait subir s’il persistait dans ses dénégation, il se contenta de rire, et déclara d’un ton hardi et présomptueux: « Vous ne me faites pas peur avec vos menaces. Je n’ai rien fait, j’ai ma conscience pour moi, et vous pourrez me torturer autant que vous voudrez, vous n’obtiendrez rien de moi. - A ton aise, répondit l’évêque avec calme. Tu vas pouvoir découvrir les talents de père Benoit. Mon père, je confie ce mauvais sujet à vos soins. - Je saurai bien m’en occuper, vous pouvez vous reposer sur moi, Monseigneur....

Le combat de la Sainte Inquisition contre les sorcières perverses : partie 11

13) La question : présentation et première audience Le lendemain matin, le Grand Inquisiteur se rendit dans les prisons du palais épiscopal pour rejoindre la salle des Interrogatoires, qui était située dans une aile séparée des cachots des détenus. Divers instruments de torture se répartissaient dans la vaste pièce, un moine entretenait un feu dans la cheminée située sur un des murs latéraux. Des bancs avaient été disposés contre le mur du fond de la pièce, sur lesquels étaient installés une trentaine de personnes, qui devaient assister à la question, qui représentait un évènement majeur des procès inquisitoriaux, et suscitait un grand intérêt. Néanmoins, ces spectateurs avaient été soigneusement sélectionnés par un entretien fort strict avant d’être autorisés à acheter leur place pour la séance, afin de refouler d’éventuels pervers qui espéraient prendre du plaisir dans la contemplation des supplices et de la souffrance d’autrui pour ne garder que ceux qui venaient y assister pour pro...

Le combat de la Sainte Inquisition contre les sorcières perverses : partie 10

 12) Les procès de la cour de la Sainte Inquisition, partie 4 : un moine dépravé Après une pause d’une demi-heure, la cour fit appeler le prochain accusé. Un jeune homme d’une vingtaine d’années d’une très grande beauté fit son apparition sur le banc des accusés. Le frère Richard, qui avait marché en haillons lors du défilé de la veille, comparaissait pour avoir violé ses voeux de chasteté et de pauvreté. Mais lorsque le juge lui signifia l’acte d’accusation, il se contenta de répondre avec morgue: « Je n’ai rien fait de ce que vous me reprochez » Le juge fit appeler de nombreux témoins qui rendirent compte des mauvais comportements de l’accusé. Ses parents, de riches commerçants de la cité, reconnurent avoir envoyé une forte somme d’argent à leur fils qui se plaignait de la trop grande austérité de la vie monacale. Le supérieur de son couvent se présenta à la barre, et montra les vêtements et bijoux qu’il avait retrouvés dans la cellule du frère Richard : des tuniques br...

Le combat de la Sainte Inquisition contre les sorcières perverses : partie 9

11) Les procès de la cour de la Sainte Inquisition, partie 3 : des accusées récalcitrantes En début d’après midi, le tribunal se réunit à nouveau afin de faire comparaître deux nouvelles accusées, dame Suzanne, une femme blonde de trente cinq ans de grande taille, qui se dressait fièrement devant ses juges, ainsi que sa complice, demoiselle Suzette, âgée de trente ans, qui, plus timide, se tenait à ses côtés en tournant régulièrement son visage vers elle pour y puiser du courage. Mais, lorsque le juge inquisiteur leur signifia les charges de sorcellerie qui pesaient contre elles, dame Suzanne lui répondit, d’une voix assurée : « Je suis innocente de toutes ces accusations, - Moi aussi » répliqua à son tour demoiselle Suzette. L’accusateur fit alors comparaître les témoins à charge. D’abord, frère James et demoiselle Odile, qui, tous deux attestèrent de leur présence à un sabbat de sorcières. Mais le témoignage le plus accablant se révéla celui d’un homme qui raconta en détail ...