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Affichage des articles du mars, 2018

L'école des princesses : chapitre 80

80) Le nouveau grand projet de Marie Le lendemain matin, le roi accorda plusieurs audiences avant son départ. Il reçut d'abord l'épouse du seigneur de Viersoul, qui demanda au souverain de consentir à annuler son mariage, car elle souhaitait rompre au plus vite tout lien avec son indigne mari. Le roi lui donna son accord de principe, mais lui conseilla au préalable d'en informer sa famille; néanmoins, il ne doutait pas que dès que celle-ci apprendrait la sinistre vérité sur Gaston de Viersoul, elle approuverait sans réserve la démarche de leur parente. L'audience suivante fut consacrée aux modalités d'administration du fief de Viersoul en attendant le successeur officiel du seigneur déchu; le roi nomma un de ses plus fidèles conseillers pour assurer l'intérim, et lui confia des membres de la garde royale afin de lui permettre d'asseoir son autorité. Il conseilla aussi au nouveau seigneur par interim de s'assurer au maximum la collaboration des notable...

L'école des princesses : chapitre 79

79) Les dessous de la chute du sire de Viersoul Après le départ du seigneur déchu, le roi s'adressa aux convives qui avaient assisté, muets de stupeur à cette extraordinaire scène : "Messires et gentes dames, il est à présent temps que vous receviez quelques explications sur les évènements dont vous venez d'être témoin. Et, pour commencer, je souhaite laisser la parole à ma chère épouse - Je vous remercie, mon cher mari, répliqua la reine. Il y a deux mois, cette jeune fille, Marie Fabre, est venue au palais avec la troupe de l'Illustre Tragédie pour une représentation de la pièce '"Horace et Calircé" dont elle est l'auteur et l'interprète. A cette occasion, elle m'a informée du viol qu'elle avait subi de la part du seigneur de Viersoul, alors qu'elle habitait dans son fief, chez des parents d'un de ses anciens partenaires de la Compagnie de la Libre Comédie qu'elle aidait dans une situation difficile, et me suppliait de l...

L'école des princesses : chapitre 78

78) La disgrâce de Gaston de Viersoul A la vue de Marie, le visage de Gaston de Viersoul blêmit, son sourire disparut et son expression se figea. Quelques instants après, il tenta de se ressaisir, et répondit d'une voix tremblante à la jeune fille : "Enchanté ... de faire votre connaissance ... mademoiselle" La reine demanda alors au seigneur : "Messire, il est fort singulier que la vue de notre pupille suscite en vous une telle émotion. Mais peut-être l'avez vous déjà rencontrée auparavant? - N..Non, Votre Majesté. C'est la première fois que je la vois - Et vous mademoiselle? l'interrogea le roi. Auriez vous peut être déjà rencontré Messire de Viersoul? - En toute vérité, Votre Altesse,  répondit Marie, je dois répondre que j'ai déjà eu le plaisir de rencontrer ce valeureux seigneur. Je me souviens même des fort aimables propos qu'il me tint lors de notre entrevue : ""OUVRE TES JAMBES, SALE GUEUSE, QUE MON EPEE ENTRE DANS TON J...

L'école des princesses : chapitre 77

77) Visite royale au château de Viersoul : chasse et grand bal Le lendemain, dès l'aube, Gaston de Viersoul et ses illustres invités quittèrent le château afin de se rendre dans les grandes forêts du fief pour la partie de chasse. Le seigneur emmena délibérément le roi et sa cour dans les zones qu'il savait les plus giboyeuses, afin de s'assurer que les chasseurs rapportent du gibier, et reviennent satisfaits à la fin de la journée. Et, en effet, ils parvinrent à tuer plusieurs cerfs et chevreuils, et même trois sangliers. Pendant que leur maître chassait, tout le personnel au château se consacra aux préparatifs du grand bal du soir. La grande salle fut aménagée et décorée, les musiciens répétèrent leurs morceaux, les habits et masques  furent apprêtés. De plus, dès l'aube, les cuisiniers se consacrèrent au festin du soir ; ils devaient avancer le plus possible leur travail, afin de n'avoir plus qu'à s'occuper de préparer le gibier rapporté par les chasse...

L'école des princesses : chapitre 76

76) Visite royale du fief de Viersoul Le lendemain matin, pendant le déjeuner au cours duquel Gaston de Viersoul avait fait servir du café à ses invités, le roi s'adressa à son hôte : "Je tiens tout d'abord à vous remercier pour cet excellent café. Je vous avoue que je ne m'attendais pas à en déguster ici. Cela dit, j'ai hâte que vous nous emmeniez découvrir votre beau fief. - Votre Majesté, nous pourrons partir dès que le déjeuner sera achevé, répondit le seigneur. Mes serviteurs aident déjà les vôtres à préparer les chevaux pour notre départ. - Voilà qui est parfait, et j'apprécie beaucoup votre sollicitude." Et, en effet, une demi-heure plus tard, le couple seigneurial, le couple royal et les nobles quittèrent le château. Alors qu'ils chevauchaient côte à côte, le roi demanda à Gaston de Viersoul : "Cher ami, où allez vous nous conduire pour le commencement de notre visite? - Votre Altesse, pour ce matin, j'ai pris l'initiative ...