Les exploits héroïques du preux chevalier Roland : partie 44
44) Chant final : le destin d'un chevalier : partie 4 : conclusion
Bien sûr, ma carrière de chevalier ne se résumait pas à ces jeux fort sympathiques. Je poursuivis aussi mon travail de formation des recrues aux côtés du lieutenant Guillaume, éprouvant toujours beaucoup de joie en suivant les progrès de nos élèves. Je prenais aussi ma part, en tant que membre de la garde royale, dans les tâches fastidieuses d'escorte et de sentinelle, que j'assumais sans me plaindre, considérant que je ne faisais que mon devoir. De temps en temps, j'avais l'occasion d'accomplir de véritables exploits, lorsque je participais à des opérations de la garde royale visant à mettre hors d'état de nuire de dangereux bandits qui s'attaquaient aux sujets de mon suzerain. Mais, de mon point de vue, ma plus belle mission fut celle à laquelle je m'assignai moi-même, et qui me fut inspirée par mon séjour à l'infirmerie. Pendant ces moments difficiles, j'avais pris conscience du travail extraordinaire qu'accomplissaient le personnel soignant auprès de leurs patients, mais aussi du rôle essentiel qu'assuraient ceux qui rendaient visite aux malades. Je puis affirmer que je serais peut être mort aujourd'hui sans les soins attentifs que j'avais reçu de la part de mes infirmières, ni le soutien de Guillaume et de ma princesse. C'est pourquoi, je décidai de me rendre au mois une fois par semaine dans les hôpitaux et les centres de soins du royaume, afin de rendre visite aux malades, et en particulier les enfants et leur apporter mon soutien. Afin de leur faire oublier ne serait-ce qu'un moment leurs souffrances, je leur racontais mes aventures, ou bien des histoires inspirées par celles-ci. Je pense que les plus grandes joies que je connaîtrai de ma vie sont celles que je ressentais lorsque je voyais se dessiner un sourire sur le visage de mes auditeurs, ainsi que les rires et l'émerveillement que mes récits leur apportaient. D'ailleurs, je devins ainsi fort populaire, tant auprès du personnel soignant que des proches des patients, et cela représentait ma plus grande fierté.
Je réalise bien que mon histoire est bien différente de celles qui remplissent les pages des romans épiques. Néanmoins, depuis mon enfance, j'ai toujours voulu devenir un chevalier, et à présent, je puis affirmer que j'ai pleinement réalisé mon rêve.
FIN
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