Les exploits héroïques du preux chevalier Roland : partie 41
41) Chant final : le destin d'un chevalier : partie 1 : le sauvetage de la malheureuse princesse en détresse par le preux chevalier
(Trois mois plus tard : Roland est le narrateur)
L'audace et la cruauté des sorciers de la forêt interdite ne connaît elle donc aucune limite? Ces monstres se sont attaqués à la la plus innocente des créatures : ils ont enlevé la douce princesse Lisa. Et à présent, me voilà accourir au galop en direction de la forteresse des ténèbres où ils la retiennent prisonnière. Lorsque j'arrivai à ma destination, je vis avec horreur dans la cour de la sinistre bâtisse la merveilleuse princesse enfermée dans une cage, vêtue de haillons, mains et pieds enchaînés, sous la garde des monstres les plus horribles que l'on puisse imaginer. Je levai la tête et vis les immondes sorciers Roderick et Viviane, vêtus entièrement de noir, qui volaient sur leurs balais. Lorsqu'ils m'aperçurent, ils s'adressèrent à moi d'un ton moqueur :
- Vous voilà donc, chevalier Roland, déclara Roderick. Je constate que vous êtes tombés dans notre piège.
- Rien d'étonnant Il ne pouvait résister à un si bel appât, renchérit la sorcière. HA HA HA HA HA HA HA.
Depuis sa prison, la malheureuse Lisa s'adressa à moi d'un ton suppliant :
- Ah vous êtes enfin arrivé , ô courageux chevalier. Sauvez moi, je vous en conjure, j'ai tellement peur."
- Vous n'avez plus rien à craindre, ma douce Lisa, à présent que je suis là" lui assurai-je
Puis, m'adressant aux sorciers d'un ton menaçant:
- Misérables, libérez immédiatement la princesse, faute de quoi, vous subirez les foudres de ma juste colère.
- Ecoutez donc cela, ma chère, ironisa le sorcier. Voici que cette vermine se permet de nous donner des ordres. Il semble oublier à qui il a affaire. HA HA HA HA HA
- Il est temps à présent qu'il découvre la puissance des sorciers de la forêt interdite. Monstres, mettez le en pièces."
Et bientôt, une véritable horde constituée de créatures qui paraissaient arriver directement de l'enfer s'approcha de moi. Mais je ne ressentais aucune peur, car un guerrier au service du Bien triomphe toujours des suppôts du Démon. Aussi, je dégainai ma fidèle Duranlibur et me lançai à coeur perdu dans la bataille. Au bout de quelques minutes, les armures animées qui avaient éte envoyées en première ligne par les immondes sorciers jonchèrent immobiles sur le sol. Je ne tardai pas ensuite à mettre en pièces l'armée de soldats squelettes que les mages noirs, furieux de me voir repousser avec succès leur premier assaut, avait déchaînée contre moi. Ils envoyèrent ensuite des géants de pierre que je réduisis en poussière à l'aide de ma masse.
"Impossible! s'écria l'immonde Viviane d'un ton dans laquelle se mêlaient la stupeur et la rage. Comment a-il pu vaincre notre armée aussi facilement?
- Parce que je me bats au nom de la Justice, sorcière, lui répondis je d'un ton plein de morgue.
Je n'étais à présent plus qu'à quelques pas de la cage dans laquelle la belle Lisa était enfermée. Soudain, les deux mages noirs mirent pied à terre afin de me barrer la route :
"Je ne sais par quel miracle tu as réussi à survivre, s'écria Roderick d'une voix pleine de rage. Mais à présent, il est temps que tu découvres la puissance des sorciers de la forêt interdite. Prépare toi à mourir HA HA HA HA HA.
Et les deux mages noirs déchaînèrent contre moi leurs mortels maléfices. Mais j'étais protégé par les talismans sacrés que j'avais emmenés avec moi. Tandis que je m'avançais vers eux d'un pas déterminé, ni leurs flammes, ni leur foudre ne parvinrent à m'atteindre. Quant à leur flèches de glace, elles fondaient avant même de m'avoir touché. Réalisant que leurs sorcellerie était impuissante face à moi, ils reprient leur envol afin d'échapper à ma furieuse épée.
"Tu crois que la bataille est terminée, chevalier, me lança Viviane d'une voix emplie de haine. Mais elle ne fait que en réalité que commencer . Tu vas à présent découvrir ce qu'est l'authentique terreur. "
Le mage Roderick s'écria :
"Diablo, viens à moi"
Un instant plus tard, une vaste créature fit son apparition dans le ciel. Lorsque je parvis à la distinguer plus nettement, je réalisai que mon nouvel adversaire était un dragon rouge de près de dix mètres de long, aux crocs et aux griffes acérées, et dont la gueule crachait des flammes capables de réduire des cités entières en cendres. Une telle créature aurait pu faire fuir les guerriers les plus intrépides. Mais un authentique chevalier ne recule jamais devant l'ennemi, si effrayant soit il. J'allais à présent mener la bataille la plus décisive. Bientôt, je m'engageai dans un duel sans merci avec le monstre. Pendant de longues minutes, nous livrâmes bataille sans qu'aucun des deux adversaires ne parvint à prendre l'avantage. Enfin, au bout d'un quart d'heure d'un combat acharné, je parvins enfin à terrasser le dragon qui s'effondra, sans vie, sur le sol. Lorsqu'ils me virent triompher de leur terrifiant allié, les sorciers réalisèrent enfin qu'ils avaient perdu la partie, et s'enfuirent en me lançant d'ultimes imprécations.
Il ne restait plus qu'un hideux troll qui montait la garde devant la cage où était enfermée ma princesse. Mais à peine avais-je tourné mon regard vers lui que la misérable créature détala sans demander son reste, laissant choir le trousseau de clés qu'i portait à la taille. Ne prêtant pas attention à ce fuyard, je courus d'un pas vif, récupérai les clés, ouvrit la porte, et libérai la douce Lisa de ses fers. A peine était elle délivrée que la princesse me serra dans ses bras, et s'adressa à moi d'une voix emplie de gratitude tandis que des larmes de joie coulaient de ses beaux yeux:
"Merci, merci, noble chevalier Roland de m'avoir sauvée de ces abominables monstres. Sans vous, je n'ose imaginer quel aurait été le terrible sort qui m'attendait.
- Ma princesse, lui répondis-je d'un ton solennel, sachez que tant que je serai là, vous n'aurez jamais rien à craindre.
- Je le sais bien. C'est pourquoi, même aux heures les plus sombres, alors que à la merci de mes cruels ennemis, je n'ai pas un instant perdu espoir. Car je savais que je pouvais compter sur votre courage, ô valeureux héros.
- Et vous aviez bien raison, car le Bien finit toujours par l'emporter sur le Mal. A présent, il est temps de quitter ces lieux maudits.
- Oh oui, chevalier. Partons vite d'ici. Il me tarde de retrouver mon père et de le rassurer."
Afin qu'elle ne meurtrisse pas ses délicats pieds nus, je portai la princesse dans mes bras jusqu'à mon fidèle destrier. Après l'avoir fait monter en croupe, je me mis en selle, et nous partîmes de la sombre forteresse au grand galop.
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