Les exploits heroïques du preux chevalier Roland : partie 5

5) Chant 1 : l'attaque de la noce : transfert des prisonniers dans la forêt interdite

Au bout d'un quart d'heure de marche, nous arrivâmes à la lisière d'une forêt, où nous vîmes trois véhicules consistant en d'immenses cages, tirés par des chevaux squelettiques. Viviane nous fit conduire, mon mari et moi dans un des chariots. Peu après,, elle nous rejoignit, nous lia les mains derrière nous avant de nous contraindre à nous asseoir dos à dos, et de nous enchaîner ensemble. Pendant qu'elle nous ligotait, elle sortit brièvement de son rôle et nous demanda si nous supportions bien notre capture et si nos liens n'étaient pas trop serrés. Nous la rassurâmes, d'autant que nous étions honorés qu'elle se soit personnellement chargée de nous attacher. Après m'avoir félicitée pour la petite pique que je lui avait envoyée et qu'elle avait beaucoup appréciée, elle nous bâillonna sortit de la cage et nous y enferma. Elle ordonna ensuite à ses troupes de conduire les autres prisonniers près du chariot, et prépara le message magique à destination du roi et du chevalier Roland. Je ne me lassais pas d'écouter son rire maléfique, qui m'amusait d'autant plus que je connaissais la grande bonté de Viviane. Après avoir terminé, elle libéra Jean et lui transmit le rouleau enchanté, ainsi que des guenilles, qu'il devrait porter lorsqu'il arriverait au palais royal. 

Après le départ de Jean, Viviane ordonna à ses troupes de nous emmener dans la forêt. Tandis qu'un immense troll conduisait au pas notre chariot, nos amis enchaînés avançaient à pied escortés par les loups et les squelettes chevauchant des montures identiques à celles attelées aux véhicules. Au bout d'une demi-heure, nous arrivâmes à un carrefour, et la sorcière ordonna au convoi de s'arrêter. Elle ordonna à ses soldats de faire monter les prisonniers dans les chariots et de les attacher solidement aux barreaux des cages. Nous fûmes nous mêmes brièvement détachés avant de subit le même sort que nos amis. Deplus, elle nous fit mettre à tous des casques. Deux d'entre eux furent introduits dans notre prison, tandis que les autres furent répartis dans les autres véhicules. La sorcière sortit à nouveau brièvement de son rôle pour nous expliquer la situation : 

"A présent, pour que vous rejoigniez au plus vite votre destination, je vais faire avancer les chariots au grand galop, aussi, j'ai préféré prendre cette précaution afin que vous ne vous blessiez pas."

Elle continua, reprenant son ton méchant : 

"Que l'on conduise ces manants dans le sanctuaire des garous. Je suis certaine qu'ils seront ravis de recevoir toute cette chair fraîche. Néanmoins, je me charge d'emmener au château ces deux tourtereaux, où je veillerai qu'ils soient unis à jamais HAHAHAHAHAHAHA"

Deux des chariots s'engagèrent sur un chemin, escortés par l'ensemble des loups et d'une partie des gardes, tandis que le nôtre prit la direction opposée. A présent, nous avancions à très vive allure, si bien qu'au bout d'une heure à peine nous arrivâmes dans le château du seigneur Roderick, qui était entouré d'un vaste parc. Dès que nous entrâmes dans l'enceinte du vaste bâtiment, Viviane nous détacha du chariot et nous en fit sortir. Après avoir ordonné à ses gardes d'emmener nos compagnons, elle m'enchaîna elle-même à mon bien aimé et nous conduisit dans le sous-sol du château. Elle ouvrit une porte épaisse en bois qui menait vers une prison, puis, après nous avoir détachés, nous fit entrer dans un des cachots, dans lequel elle nous enferma. Elle s'adressa à nous avec un sourire méchant : 

"Voilà la demeure idéale pour deux amoureux. Après tout, vous vous êtes bien unis pour le meilleur, mais surtout pour le pire, n'est ce pas? Vous ne sortirez plus jamais de cette prison, mais soyez heureux, au moins, vous êtes ensemble, HAHAHAHAHA"

Décidément, Viviane ne manquait jamais une occasion de proférer son rire maléfique. A croire qu'elle voulait vraiment me gâter. Néanmoins, lorsqu'elle reprit la parole, son ton de voix s'était considérablement adouci. 

"J'ai veillé à ce que vous soyez complètement seuls dans cette prison, afin que vous disposiez de votre intimité. Bien sûr, par sécurité, je posterai des gardes derrière la grande porte en bois, mais celle-ci ne laisse passer aucun son, et j'ai donné des ordres pour que vous ne soyez pas dérangés jusqu'à demain matin. A présent, je vous laisse profiter de votre nuit de noces."

Sur ces derniers mots, elle se retira et ferma la grande porte en bois, nous laissant seuls dans notre prison. Même si ce cadre lugubre ne manquait pas de susciter l'effroi, nous savions que nous étions en parfaite sécurité. Aussi, la peur que nous ressentions était associée à un réel plaisir, et nous nous plûmes à profiter autant que possible de la situation: 

"Oh, mon amour, qu'allons nous devenir? Quel terrible sort nous réserve cette méchante sorcière?

- Moi aussi, j'ai peur, ma chérie, mais je ne laisserai personne te faire de mal. Si ces monstres tentent de te toucher, ils devront d'abord passer sur mon corps. De toute façon, notre amour est plus fort que leur haine. Et je suis prêt à te le montrer tout de suite

- Oh, moi aussi, mon chéri" répliquai-je en souriant, devinant les intentions de mon bien aimé. 

Nous nous dévêtîmes rapidement, puis nous allongeâmes sur le lit, qui ne se révéla pas aussi inconfortable que nous le craignions, et consommâmes avec passion notre union.

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