La princesse Lisa et le château de la terreur : partie 18
18) Visite du château : la salle à manger
Après avoir quitté les écuries, Lisa se déchaussa et suivit son "hôtesse" dans le couloir antérieur du château. Les deux femmes rejoignirent la salle d'audience où elles s'étaient rencontré pour la première fois. Viviane prit la parole :
"Votre Majesté, je vous propose de commencer notre visite par le rez de chaussée. Vous connaissez déjà la salle d'audience qui en représente le centre de gravité. A présent, je vais vous montrer les pièces adjacentes. Veuillez me suivre, je vous prie."
La magicienne se dirigea vers une porte située au fond de la pièce, qu'elle ouvrit. Lisa lui emboîta le pas et toutes deux entrèrent dans une vaste salle au centre de laquelle se dressait une longue table. Une demi-douzaine de lustres étaient suspendus au plafond à intervalles réguliers. Les murs étaient décorés de tableaux représentant des portraits de rois et de nobles ou des scènes décrivant leur vie quotidienne, tous peints par des artistes de grand talent.
La princesse prit la parole :
"Nous voici donc dans la salle à manger. Elle me rappelle celle de mon palais qui est aussi attenante à la salle d'audience. Mais je dois admettre que la vôtre l'égale, voire même la surpasse en splendeur.
- Je vous remercie, mais nous ne pouvons nous en attribuer le mérite, admit Viviane. Toutes les beautés que vous admirez datent de l'époque qui précédait l'existence de la forêt interdite, lorsque ce château servait de palais royal. Nous veillons simplement à entretenir cette salle à manger afin de restituer le plus fidèlement son apparence initiale. Heureusement, nous avons à notre disposition d'excellents artisans qui, par leur travail, sont parvenus à restaurer cette pièce longtemps livrée à l'abandon, et qui veillent sur elle au fil des siècles.
- Je devine que vous parlez d'artistes squelettes.
- En effet. Beaucoup sont morts prématurément pendant les guerres. Aussi, lorsqu'ils ont reçu l'opportunité de retrouver une existence matérielle, ils l'ont mise au service du château. Leur âme est apaisée, non par le repos éternel, mais par la contemplation des splendeurs qu'ils protègent par le travail acharné.
- Sans doute est-ce le destin rêvé de tout artiste : pouvoir veiller éternellement sur son oeuvre."
Commentaires
Enregistrer un commentaire