La princesse Lisa et le château de la terreur : partie 16
16) De sympathiques retrouvailles
Lisa, Viviane et Pierrot quittèrent l’enclos d’Anna et se rendirent dans une autre section des écuries. A son arrivée, la princesse reconnut immédiatement les créatures qui y vivaient, qui n’étaient autres que les hippogriffes. Elle remarqua aussi l’absence d’enclos séparant les animaux, qui vivaient tous dans un espace commun. Quelques instants plus tard, Lisa vit deux hippogriffes qui se levèrent et s’approchèrent d’elle. Lorsqu’ils arrivèrent devant la princesse, celle-ci s’inclina respectueusement, et les créatures baissèrent la tête. Lisa leur caressa affectueusement leurs plumes. En voyant ce touchant spectacle, Pierrot déclara avec enthousiasme :
« Je vois que vous n’avez pas été oubliée. Votre Majesté. Mes amis semblent avoir
gardé un bon souvenir de vous puisqu’ils se sont levés spontanément pour vous
saluer.
- Je devine que ces hippogriffes ne sont autres que ceux que j’ai rencontrés chez
mon père.
- En effet. Et elles paraissent heureuses de vous revoir »
Lisa ne pouvait que donner raison à son interlocuteur. Les deux animaux frottaient
leurs flancs sur ses jambes, et présentaient leurs dos pour recevoir des caresses
que la princesse ne manqua pas de leur offrir. Quelques minutes plus tard, les
hippogriffes rejoignirent leurs congénères et poussèrent quelques cris. Bientôt,
l’ensemble du groupe approcha de Lisa, qui prit le temps de faire connaissance avec
chacun des membres de la harde. Elle fut particulièrement amusée de voir les plus
petits, certainement des « poussins », qui sautillaient joyeusement à ses pieds. La
princesse resta environ une demi-heure à s’amuser en compagnie des hippogriffes
avant que ces derniers, sans doute un peu lassés, s’éloignent d’elle après un dernier
salut. Viviane prit alors la parole :
« Je ne puis que me féliciter de voir que nos amis hippogriffes semblent vous avoir
adoptée, Votre Majesté.
- Et j’en suis profondément honorée, répliqua Lisa. En interagissant avec eux, j’ai
décelé dans leurs yeux et leur attitude une intelligence qui n’a rien à envier à celle
des humains. Je comprends plus que jamais que je me dois de ne jamais trahir la
confiance qu’ils m’ont aussi généreusement accordée.
- En vous écoutant, je ne doute point que vous leur resterez fidèle. Pour conclure
notre visite, je vous propose de faire connaissance avec mon meilleur ami. »
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