Rudy et Myriam contre le château maudit : partie 17
20) L’affrontement final : partie 1
Après avoir monté l’escalier de la tour, Rudy arriva dans une grande salle en pierre dont le plafond était soutenue par une demi-douzaine de colonnes réparties en deux rangées. Au fond de la pièce, il repéra le sorcier installé sur un trône doré, avec, à sa droite, enchaînée à un pilier, sa bien-aimée. Dès que celle-ci vit son mari, elle s’écria d’un ton plein d’espoir :
« Rudy ! Comme je suis heureuse de te voir ! Vite, mon chéri, délivre moi de ce monstre. J’ai tellement peur ici ! »
Le jeune homme n’hésita pas et s’avança d’un ton décidé, Duranlibur à la main, pour libérer son épouse. Mais à peine avait il fait deux pas que le sorcier l’avait rejoint, brandissant son bâton et lui dit d’une voix menaçante :
« Pas si vite, mon ami. Crois tu vraiment que tu vas t’en sortir aussi facilement ? Sache que je n’ai jamais laissé échapper un seul de mes prisonniers, et ce n’est pas aujourd’hui que cela va changer. Tu vas à présent connaître la colère de Morgan Black ! »
A cet instant, il pointa l’extrémité de son arme vers le cœur du jeune homme, et un éclair bleu partit du flocon d’acier. Mais alors qu’il était sur le point de toucher Rudy, le sort s’arrêta soudainement, et se dirigea en direction de la lame de Duranlibur qui l’absorba, laissant ainsi son porteur indemne.
Morgan Black était stupéfait :
« Impossible ! Comment est ce que mon sortilège a pu échouer ? »
Immédiatement, de nouveaux éclairs partirent du bâton du sorcier. Mais tous ses sortilèges furent neutralisés par l’épée enchantée. Rudy comprit alors qu’il avait repris l’avantage et s’avança vers son ennemi :
« Oui, tous tes maléfices ne peuvent rien contre moi, car Duranlibur, l’épée des héros, me protège. A présent, à ton tour de souffrir ma colère »
Et le jeune homme jeta son bras en avant, pointant son arme vers le cou du sorcier. Mais à cet instant, il sentit un choc brutal, comme si l’épée avait heurté un mur invisible. Morgan Black ricana devant l’expression de surprise de son adversaire :
« Certes, Duranlibur te protège contre mes assauts, car elle neutralise toute magie noire. Mais elle ne peut rien contre mes sortilèges défensifs. Crois tu vraiment que j’aurais laissé dans mon château une arme capable de me détruire ? »
Il reprit ensuite d’une voix plus grave :
« Néanmoins, il n’est plus en mon pouvoir de te vaincre. Aussi, je t’accorde la victoire. Je n’ai pas d’autre choix que de te laisser délivrer ta bien aimée. »
La prisonnière, qui avait suivi tout cet affrontement avec angoisse, se réjouit lorsqu’elle comprit que le jeune homme était vainqueur.
« Rudy ! Mon héros ! Tu as triomphé ! Vite, mon chéri, libère moi et quittons ce château maudit. »
Le jeune mari commença à s’avancer en direction de la captive.
Interlude
Pendant ce temps là, Myriam était arrivée au niveau de la tour ouest. Alors qu’elle avait repéré le tableau au cadre doré, elle entendit les fantômes qui hurlaient et ricanaient derrière elle. Mais, sachant que l’heure était grave, elle n’hésita pas et se retourna pour faire face à ses adversaires
21) L’affrontement final : partie 2
Alors que Rudy n’était plus qu’à deux pas de son épouse, il s’arrêta brusquement, assailli par le doute. En effet, tout se passait trop bien. Cette victoire aussi facile, avec cette épée qu’il avait trouvée au moment le plus opportun, et un adversaire qui s’avouait si rapidement vaincu. Est-ce que cela ne cachait pas quelque chose ? Et pourtant, il avait bien face à lui sa Myriam bien aimée, qui lui adressait un sourire plein d’amour et d’admiration, et qu’il avait tant hâte de prendre dans ses bras pour la réconforter après cette terrible épreuve ! Alors pourquoi hésitait-il ? Qu’attendait il pour la libérer ? Alors qu’il était sur le point d’avancer de nouveau pour délivrer son épouse, Rudy entendit soudainement la porte du donjon s’ouvrir, et il entendit une voix féminine crier de toutes ses forces:
« Rudy, arrête-toi ! Ne la libère pas, c’est un piège ! »
Commentaires
Enregistrer un commentaire