Mission à l'étranger pour la Sainte Inquisition : partie 25

25) Nuit de Sabbat : partie 1 : introduction

Trois jours plus tard, peu avant le coucher du soleil, le Grand Inquisiteur se rendit à la prison pour y chercher les terribles sorcières pampaiennes, car l'heure du grand affrontement était venue. Après avoir été solidement enchaînées, les cinq femmes furent emmenées dans le chariot-prison où elles furent promptement enfermées. Monseigneur Thomas chevaucha ensuite son majestueux destrier, et donna à ses hommes le signal du départ. Les troupes de la Sainte Inquisition quittèrent l'enceinte de la prison et commencèrent la traversée de la ville. Le Grand Inquisiteur ouvrait la marche, suivi de frère Loïc, son fidèle adjoint. Derrière eux, le chariot transportant les sorcières était encadré par les gardes de la Sainte Inquisition, dont frère Laurent et frère Philippe. Enfin, un autre véhicule, qui contenait le matériel nécessaire à la cérémonie du sabbat, fermait le cortège. De nombreux curieux s'étaient assemblées dans les rues de Pampao pour observer le passage de la Sainte Inquisition et des sorcières. Celles-ci hurlaient de terribles imprécations en direction des habitants de la grande cité, malgré les tentatives de leurs gardes pour les faire taire. Au bout d'une demi-heure, le cortège quitta la ville, en prenant la direction du sud, suivi de quelques dizaines de personnes qui, motivées par le courage ou la curiosité, avaient décidé d'assister à la grande cérémonie du Sabbat. Vingt minutes plus tard, la petite troupe arriva à la lisière de la forêt. Monseigneur Thomas ordonna de mettre pied à terre, car le chemin pour rejoindre la clairière était trop étroit pour laisser passer les chariots. Plusieurs véhicules étaient déjà stationnées à l'orée du bois, dont les carrosses des Fernandez, des Garcia et du baron de Santa Cruz. L'évêque fit disposer ses chariots à côté du véhicule du baron, et en confia la garde, ainsi que celle des chevaux des hommes de la Sainte Inquisition, aux palefreniers chargés de veiller sur les carrosses des notables. Trois gardes se chargèrent de récupérer les sacs de toile contenant le matériel, tandis que les autres s'occupaient de faire descendre les sorcières et de les surveiller. La nuit était presque tombée lorsque les hommes de la Sainte Inquisition et leurs prisonnières pénétrèrent dans le bois dans la lueur des torches. Après une demi-heure de marche, le groupe rejoignit la clairière fatidique. Au coeur de celle-ci, un grand espace avait été ménagé pour l'affrontement, autour duquel étaient déjà installées plusieurs dizaines de spectateurs dans l'espace qui leur avait été réservé pour leur permettre d'assister au spectacle. Le nord et l'ouest de la clairière avait été réservé aux plus éminents habitants et leurs familles : l'alcade, le juge, le baron, les couples Fernandez et Garcia, le père Iglésias et le docteur Vidal. Tous étaient installés dans des sièges confortables qu'ils avaient fait amener pour l'occasion. Les habitants moins fortunés de la ville s'étaient massés dans les bordures sud et est, soit debout, soit assis sur le sol, où ils furent bientôt rejoints par ceux qui avaient suivi le cortège. Le Grand Inquisiteur fit conduire les sorcières au coeur de la clairière où le matériel nécessaire à la cérémonie avait été déposé. Ensuite, il disposa une demi-douzaine de ses hommes en cercle dans la clairière afin qu'ils constituent une barrière protectrice devant les spectateurs. Monseigneur Thomas fit ensuite retirer les chaînes à ses prisonnières, puis s'adressa à elles d'une voix forte et sévère : 

"Femmes, non contentes de revendiquer vos ignobles crimes et votre allégeance à Satan, vous avez eu l'audace de défier la Sainte Inquisition en affirmant que vos pouvoirs vous permettraient de vaincre les combattants de Dieu. Il est temps à présent que vous nous révéliez l'étendue de votre puissance. Mais ne vous faites aucune illusion: car sachez qu'aucune de vos diableries ne parviendra à l'emporter contre les guerriers de la Sainte Inquisition, car le Malin ne saurait l'emporter sur notre Seigneur. Et c'est pour vous le prouver que j'ai décidé d'accepter votre impudent défi, ainsi que vous réalisiez enfin que Dieu sera toujours victorieux sur ses ennemis"

Gloria s'adressa alors à ses compagnes: 

"Mes soeurs, montrons à ce rat d'église (Monseigneur Thomas retint un sourire en entendant l'insulte favorite de Jeanne à son intention)  que ni sa Sainte Inquisition ni son Dieu ne peuvent quoi que ce soit face aux pouvoirs des sorcières et qu'aucun homme ne parviendra à vaincre la toute puissance des femmes."

 

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