Un sauvetage mémorable : partie 1

Un sauvetage mémorable 

1) Introduction 

(Lucie est la narratrice)

Ce jour là, je revenais d'un congrès qui s'était déroulé dans une grande ville du sud du pays, au cours duquel j'avais présenté mes derniers travaux de recherche. Bien que le mois de septembre touchât à sa fin, le temps restait fort agréable, et je décidai de prendre un chemin plus long pour rentrer chez moi afin de découvrir les splendides paysages de cette région. Ma route traversait une magnifique vallée, et je m'arrêtais de temps à autre pour prendre le temps d'admirer les montagnes et les forêts qui m'entouraient. Vers une heure de l'après midi, je décidai de m'arrêter dans un petit village pour déjeuner. Un de mes collègues chercheurs avec lequel j'avais discuté de mon projet touristique m'y avait conseillé un restaurant qui servait des plats typiques de la région. J'entrai, et, après avoir été installée à une table, je feuilletai le menu. Mais je fus fort surprise par l'ambiance morne qui m'entourait. Mon collègue m'avait évoqué à plusieurs reprises l'atmosphère joyeuse du restaurant, où les clients se pressaient pour partager tant la délicieuse cuisine du chef qu'un bon moment de convivialité. Or, ce jour là, seules quelques rares personnes prenaient leur repas et la serveuse qui s'occupait de moi ne parvenait pas à cacher la tristesse qu'elle semblait ressentir. Je commandai un plat de pommes de terre rissolées cuisinées avec de l'ail et du fromage fondu, accompagné de jambon et de salade verte. En savourant mon repas, je compris pourquoi mon collègue m'avait recommandé ce restaurant, et m'étonnai d'autant plus du faible nombre de convives.

Au moment de payer l'addition, je m'adressai à la serveuse: 

"Je tiens à remercier le chef, car le plat que j'ai dégusté était vraiment délicieux. Et je suis sincèrement surprise de voir aussi peu de clients venir profiter d'une cuisine d'une telle qualité."

La jeune femme, qui semblait n'attendre qu'une occasion pour soulager son coeur lourd, me répondit

"Ah, madame, si vous étiez venue il y a ne serait-ce qu'un mois, vous auriez dû patienter avant d'avoir une table de libre, tellement les gens se pressaient pour profiter de nos bons plats. Mais voilà, depuis près de trois semaines, la fille des patrons est tombée malade et rien ne semble la soulager. Alors, vous imaginez bien qu'un foyer triste, ça n'attire pas les clients. Il reste quelques fidèles qui viennent encore, par solidarité envers la famille, mais c'est tout. En plus, ils restent le moins longtemps possible, car cette mystérieuse maladie semble effrayer tout le monde. Bien sûr, le chef fait toujours son travail avec le même professionnalisme, mais le coeur y est de moins en moins, et... 

"Louise, s'écria soudain une femme d'âge mûre qui s'était approchée de nous pendant la conversation. Vous n'avez pas à parler de telles choses devant des étrangers. Madame, pardonnez mon employée, elle ... "

Soudain, elle s'interrompit, et m'observa avec une expression de stupeur. Son regard semblait fixé sur mon cou. 

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