Réminiscences du passé et nouvelles rencontres : partie 15
17) Le festin des vampires, partie 1 : la capture
(Quelques heures plus tard : Lucie est la narratrice)
Quand j'arrivai chez Henry ce soir là, la porte d'entrée était entrouverte. Mais à peine avais-je franchi le seuil que je sentis une main plaquée contre ma bouche et un bras énergique qui me saisissait la taille. Je parvins à tourner la tête et aperçus le visage terrifiant de mon agresseur, un vampire aux crocs pointus. Ce dernier lança alors un appel en direction du salon :
"Lydia, viens m'aider à emballer le délicieux plat qui vient de nous être livré"
Un instant après, je vis une femme vampire que je n'avais jamais rencontrée de ma vie s'approcher de moi. Elle avait à peu près ma taille, des cheveux noirs et portait une robe noire qui mettait en valeur sa généreuse poitrine ; mais surtout, à ce moment, elle arborait sa face monstrueuse et tenait dans ses mains une longue chaîne, une paire de menottes et des foulards. Henry récupéra ces derniers et s'en servit pour me bâillonner, puis me retira ma veste, aidé par la femme vampire qui m'immobilisait. Celle-ci me passa ensuite la chaîne autour de la taille, à laquelle elle accrocha la paire de menottes, avec laquelle son complice m'attacha les mains derrière le dos. Enfin, cette Lydia me retira mes chaussures et mes bas, et je fus ensuite emmenée par ces deux horribles monstres, pieds nus, enchaînée et bâillonnée, dans la sinistre cave et ses cachots. Dans l'un d'entre eux, je vis un homme et une femme que je ne connaissais pas, assis sur un matelas, bâillonnés et enchaînés dos à dos, qui poussaient des gémissements plaintifs. Je devinai qu'il s'agissait du couple que la femme vampire avait amené avec elle. Les deux monstres me conduisirent rapidement dans la cellule voisine, puis Henry m'attacha au mur de la cellule à l'aide d'une chaîne qu'il fixa à mes menottes. Toujours attentionné, même quand il jouait les vampires sanguinaires, il m'installa sur un tabouret sur lequel il avait posé un coussin moelleux, afin que je me sente confortable pendant ma captivité. Puis, il verrouilla la cellule et quitta la cave en compagnie de sa terrifiante complice, me laissant avec les deux autres captifs. Quelques minutes plus tard, les deux vampires revinrent avec deux autres prisonniers, Jonathan, qui était torse nu et Mina, entravés et délestés de leurs chaussures comme je l'étais moi-même, qu'ils amenèrent dans ma cellule où ils les attachèrent de la même manière que le couple du cachot voisin. Une fois que nous fûmes tous enfermés, ils contemplèrent leurs captifs avec une expression évidente de profonde satisfaction sur leurs monstrueux visages :
"Qu'en penses tu Lydia? Ne trouves-tu pas que notre garde-manger est bien garni? Et avec des mets de choix, je te prie de le croire. Nous allons bien nous régaler", déclara le vampire mâle qui se pourléchait les babines
- Et comment! J'en ai déjà l'eau à la bouche, rien qu'à les voir. Il me tarde de planter mes crocs dans leurs chairs et savourer leur sang, répliqua le monstre femelle.
- Mais comme tu le sais, les meilleurs plats doivent d'abord bien mijoter avant d'être dégustés. Laissons nos proies méditer à leur sinistre sort quelque temps, avant de commencer notre repas.
- Bonne idée. Qu'ils profitent du peu de temps qu'il leur reste encore sur cette terre"
Puis, tous deux éclatèrent d'un rire méchant, avant de sortir à nouveau de la cave, nous laissant enfermés dans nos cachots. La faible luminosité, notre incapacité à communiquer à cause de nos bâillons, ni à nous rejoindre à cause de nos liens contribuaient à l'ambiance sinistre. Mais plus que tout cela, qui, pour moi, correspondait à ma routine avec Henry, c'était la présence de ces inconnus, autant la femme vampire que le couple de captifs, qui rendait l'expérience bien plus effrayante. En effet, le scénario des "vampires qui capturent des proies humaines pour les dévorer" gagnait un degré de réalisme supplémentaire en compagnie de personnes étrangères à notre cercle intime, auxquelles nous n'avions même pas été formellement présentés. Et cela d'autant plus que nous savions tous que nous ne serions pas les proies de notre partenaire vampire habituel, ce soir là, ce qui ajoutait encore un élément d'angoisse. Jamais je n'avais ressenti ce délicieux mélange de peur et d'excitation avec une telle intensité, et j'étais sur le point d'exploser lorsqu'après une attente qui me paraissait interminable, les deux monstres descendirent nous rejoindre. Henry demanda à sa compagne :
"Alors, Lydia, qui va tu choisir pour commencer le dîner?"
La femme vampire ouvrit la cellule, puis s'approcha de moi, m'observa et me caressa en me montrant ses terrifiants crocs.
" Voici un mets fort alléchant. Mais je pense me le réserver pour plus tard"
Puis, elle se dirigea vers Mina :
"Voici un plat qui semble bien délicat au palais. Ce serait dommage de le prendre avec un ventre affamé"
Enfin, elle s'inclina devant Jonathan, et le palpa longuement avec ses mains, en particulier sur son torse dénudé, avec une expression de convoitise qui se lisait sur sa face monstrueuse :
"Ah, voici une proie qui va me fournir un repas à la fois nourrissant et savoureux. Il me semble si délicieux, je ne puis résister plus longtemps. Je vais commencer avec lui."
La vampire retira la chaîne qui reliait Jonathan à Mina, détacha les jambes du jeune homme, puis l'emmena avec elle, encore menotté et bâillonné, hors de la cellule. Puis, voyant entrer son complice dans la cellule voisine de la nôtre:
"Et toi Henry? demanda Lydia. Par qui vas tu commencer?
- Oh, moi, je les prends tous les deux ensemble. J'aime avoir l'ensemble de mon repas sur la table quand je dîne, et surtout, cela me permet de prendre plus de plaisir lorsque je joue avec ma nourriture."
Et, joignant le geste à la parole, il fit sortir les deux jeunes gens de leur cellule, reliés entre eux par une chaîne de près d'un mètre. Les deux vampires quittèrent alors la cave avec leurs proies, et je restai avec Mina dans mon cachot, condamnée à attendre encore un peu plus longtemps qu'ils me fassent subir mon supplice.
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