Vacances à la campagne : une nouvelle aventure de Lucie et ses amis : partie 24
24) Fin de vacances
Quelques jours plus tard, nos vacances prenaient fin. La veille de notre départ, nous décidâmes de marquer l'occasion afin de conclure en beauté notre merveilleux séjour. Pour notre dernière excursion avec Mathias, nous l'invitâmes à déjeuner dans le meilleur restaurant de la contrée. Et le soir, nous organisâmes une petite fête avec les spectres. Victor nous amusa beaucoup avec ses plaisanteries et ses numéros comiques où il tirait pleinement partie de son apparence squelettique.
Mais le clou de la soirée fut le grand jeu de savante folle que j'avais préparé avec l'aide de l'ensemble de mes amis. Je jouais le rôle d'une scientifique rejetée par ses pairs, qui avait décidé de créer une immense et effrayante créature qui terrifierait la région et assassinerait les collègues qui l'avaient humiliée. Les fantômes m'assistaient dans cette tâche en jouant le rôle du "principe de vie": je plaçai ainsi sur une table les os fantômatiques de Victor les uns après les autres, puis Louis et Maria modifièrent leur apparence, formant une matrice spectrale autour du squelette pour former une créature monstrueuse montrant l'apparence de la créature de Frankenstein selon le modèle interprété par Boris Karloff. Mais il me fallait un cadavre pour apporter la composante matérielle de mon monstre : Jonathan joua ce rôle : Henry le transporta sur la table sur laquelle je l'allongeai à son tour. A mon signal, les spectres se placèrent au dessus de mon ami en imitant une série d'étincelles. Alors, Jonathan se leva, et marcha à pas lents et hésitants. La juxtaposition du corps de mon ami avec la substance ectoplasmique des trois spectres déformant son apparence produisait l'effet terrifiant recherché, et je poussai un rire maléfique tonitruant en constatant le succès de mon expérience :
"IL EST VIVANT. IL EST VIVANT. MUAHAHAHAHAHAHA"
Une fois la créature réveillée, elle attaqua mes collègues indélicats, interprétés par Henry et Mina. Lorsque le monstre simulait leur meurtre, je poussais à chaque fois un nouveau rire maléfique, célébrant ma terrible vengeance. Mais je n'avais pas anticipé que la terrible créature se retournerait contre moi et m'attaquerait à son tour, et je fus forcée d'utiliser les faiblesses de ma créature (sa peur du feu, en particulier, simulé par une lampe électrique) afin de parvenir à la détruire et sauver ma vie. Mais à peine avais-je réussi à me débarrasser de ma création que deux policiers (interprétés encore par Henry et Mina) vinrent m'arrêter pour le meurtre de mes collègues. Mais tandis qu'ils m'emmenaient menottes aux poignets, je continuai à proférer des propos démontrant le naufrage de ma santé mentale :
"Vous ne comprenez rien. je suis une génie. Je peux créer la vie. Oui la vie, vous m'entendez? Je suis comme une créature divine, tellement au dessus de vous, pauvres mortels. Vous croyez que votre misérable justice peut me juger ou me condamner? On ne met pas en prison une déesse, entendez vous? Car je suis une déesse. MUAHAHAHAHAHAHA"
Après ce jeu mémorable, Jonathan, Mina et moi allâmes nous coucher après avoir dit au revoir à nos amis fantômes, car nous devions partir en fin de matinée. Henry lui, attendrait la nuit suivante pour prendre le départ
25) Epilogue
Quelques semaines plus tard, j'entendis le téléphone sonner :
"Allo? Louis? C'est vraiment toi? Eh bien, je t'avoue que je ne m'attendais pas à ton coup de fil.
- Bonsoir Lucie. J'espère que tu vas bien Je t'appelle pour te raconter quelques évènements qui se sont produits après votre départ. Suite au succès de ton séjour au manoir avec tes amis, l'agence de vacances avait décidé de promouvoir plus activement la location du manoir, à un prix évidemment nettement plus élevé que celui que vous aviez payé. Une famille de touristes étrangers avait décidé d'y passer leur vacances. Mais, bien entendu,Victor, Maria et moi ne tolérions pas que n'importe qui vienne habiter leur demeure. Aussi, dès leur arrivée, nous avions décidé de perturber leur séjour. Les lampes et autres appareils électriques s'éteignaient ou se débranchaient dès qu'ils souhaitaient l'utiliser. Ou bien, nous bloquions l'arrivée d'eau dès qu'ils ouvraient les robinets, ne se retirant que lorsque la pression était suffisante pour créer une inondation. Et surtout, nous les empêchions de dormir la nuit en produisant autant de vacarme que nous le pouvions. Au bout de deux nuits dans ces conditions, les touristes allèrent se plaindre à l'agence, qui envoya un de ses employés la nuit suivante. A ce moment, parvenant à isoler ce dernier des touristes, nous nous manifestâmes tous les trois devant lui, en lui expliquant qu'à chaque occasion où l'agence décidait de louer leur demeure, nous exigions le droit d'être consultés au préalable, et surtout, d'avoir le dernier mot, autant sur le choix des futurs locataires que sur le prix de la location. Le malheureux employé n'en mena pas large devant nous, surtout que nous n'avions pas choisi d'apparaître devant lui sous notre forme humanoïde, plus rassurante. Mais il sembla comprendre le message. Bien entendu, les nouveaux locataires refusèrent d'écouter son explication et s'en allèrent furieux, exigeant d'être remboursés. Je devine que l'agence rencontrera plus de difficultés à louer notre manoir, car il faudrait expliquer aux locataires que la maison est hantée. Mais nous nous devions de défendre nos droits comme résidents permanents du manoir.
- Je vois. Mais j'imagine qu'il y aura peut être de nouveaux locataires potentiels qui voudront venir chez vous. Vous ne pourrez pas empêcher l'agence de rentabiliser son investissement.
- Bien sûr. Mais nous voulons avoir notre mot à dire sur leur choix. N'est ce pas normal? En tout cas, sachez que vous, vous serez toujours les bienvenus.
-Merci Louis. Cela me touche beaucoup.
-Je t'en prie. Je vais te passer quelques instants Maria et Victor pour qu'ils te saluent à leur tour"
Et après avoir échangé quelques mots avec les fantômes, je raccrochai, très amusée par le récit de mes amis. Car voici la conclusion que l'on pouvait tirer de toute cette aventure : un séjour dans un manoir hanté peut se révéler une merveilleuse aventure... à condition de se faire d'abord accepter des spectres qui y résident.
FIN
Quelques jours plus tard, nos vacances prenaient fin. La veille de notre départ, nous décidâmes de marquer l'occasion afin de conclure en beauté notre merveilleux séjour. Pour notre dernière excursion avec Mathias, nous l'invitâmes à déjeuner dans le meilleur restaurant de la contrée. Et le soir, nous organisâmes une petite fête avec les spectres. Victor nous amusa beaucoup avec ses plaisanteries et ses numéros comiques où il tirait pleinement partie de son apparence squelettique.
Mais le clou de la soirée fut le grand jeu de savante folle que j'avais préparé avec l'aide de l'ensemble de mes amis. Je jouais le rôle d'une scientifique rejetée par ses pairs, qui avait décidé de créer une immense et effrayante créature qui terrifierait la région et assassinerait les collègues qui l'avaient humiliée. Les fantômes m'assistaient dans cette tâche en jouant le rôle du "principe de vie": je plaçai ainsi sur une table les os fantômatiques de Victor les uns après les autres, puis Louis et Maria modifièrent leur apparence, formant une matrice spectrale autour du squelette pour former une créature monstrueuse montrant l'apparence de la créature de Frankenstein selon le modèle interprété par Boris Karloff. Mais il me fallait un cadavre pour apporter la composante matérielle de mon monstre : Jonathan joua ce rôle : Henry le transporta sur la table sur laquelle je l'allongeai à son tour. A mon signal, les spectres se placèrent au dessus de mon ami en imitant une série d'étincelles. Alors, Jonathan se leva, et marcha à pas lents et hésitants. La juxtaposition du corps de mon ami avec la substance ectoplasmique des trois spectres déformant son apparence produisait l'effet terrifiant recherché, et je poussai un rire maléfique tonitruant en constatant le succès de mon expérience :
"IL EST VIVANT. IL EST VIVANT. MUAHAHAHAHAHAHA"
Une fois la créature réveillée, elle attaqua mes collègues indélicats, interprétés par Henry et Mina. Lorsque le monstre simulait leur meurtre, je poussais à chaque fois un nouveau rire maléfique, célébrant ma terrible vengeance. Mais je n'avais pas anticipé que la terrible créature se retournerait contre moi et m'attaquerait à son tour, et je fus forcée d'utiliser les faiblesses de ma créature (sa peur du feu, en particulier, simulé par une lampe électrique) afin de parvenir à la détruire et sauver ma vie. Mais à peine avais-je réussi à me débarrasser de ma création que deux policiers (interprétés encore par Henry et Mina) vinrent m'arrêter pour le meurtre de mes collègues. Mais tandis qu'ils m'emmenaient menottes aux poignets, je continuai à proférer des propos démontrant le naufrage de ma santé mentale :
"Vous ne comprenez rien. je suis une génie. Je peux créer la vie. Oui la vie, vous m'entendez? Je suis comme une créature divine, tellement au dessus de vous, pauvres mortels. Vous croyez que votre misérable justice peut me juger ou me condamner? On ne met pas en prison une déesse, entendez vous? Car je suis une déesse. MUAHAHAHAHAHAHA"
Après ce jeu mémorable, Jonathan, Mina et moi allâmes nous coucher après avoir dit au revoir à nos amis fantômes, car nous devions partir en fin de matinée. Henry lui, attendrait la nuit suivante pour prendre le départ
25) Epilogue
Quelques semaines plus tard, j'entendis le téléphone sonner :
"Allo? Louis? C'est vraiment toi? Eh bien, je t'avoue que je ne m'attendais pas à ton coup de fil.
- Bonsoir Lucie. J'espère que tu vas bien Je t'appelle pour te raconter quelques évènements qui se sont produits après votre départ. Suite au succès de ton séjour au manoir avec tes amis, l'agence de vacances avait décidé de promouvoir plus activement la location du manoir, à un prix évidemment nettement plus élevé que celui que vous aviez payé. Une famille de touristes étrangers avait décidé d'y passer leur vacances. Mais, bien entendu,Victor, Maria et moi ne tolérions pas que n'importe qui vienne habiter leur demeure. Aussi, dès leur arrivée, nous avions décidé de perturber leur séjour. Les lampes et autres appareils électriques s'éteignaient ou se débranchaient dès qu'ils souhaitaient l'utiliser. Ou bien, nous bloquions l'arrivée d'eau dès qu'ils ouvraient les robinets, ne se retirant que lorsque la pression était suffisante pour créer une inondation. Et surtout, nous les empêchions de dormir la nuit en produisant autant de vacarme que nous le pouvions. Au bout de deux nuits dans ces conditions, les touristes allèrent se plaindre à l'agence, qui envoya un de ses employés la nuit suivante. A ce moment, parvenant à isoler ce dernier des touristes, nous nous manifestâmes tous les trois devant lui, en lui expliquant qu'à chaque occasion où l'agence décidait de louer leur demeure, nous exigions le droit d'être consultés au préalable, et surtout, d'avoir le dernier mot, autant sur le choix des futurs locataires que sur le prix de la location. Le malheureux employé n'en mena pas large devant nous, surtout que nous n'avions pas choisi d'apparaître devant lui sous notre forme humanoïde, plus rassurante. Mais il sembla comprendre le message. Bien entendu, les nouveaux locataires refusèrent d'écouter son explication et s'en allèrent furieux, exigeant d'être remboursés. Je devine que l'agence rencontrera plus de difficultés à louer notre manoir, car il faudrait expliquer aux locataires que la maison est hantée. Mais nous nous devions de défendre nos droits comme résidents permanents du manoir.
- Je vois. Mais j'imagine qu'il y aura peut être de nouveaux locataires potentiels qui voudront venir chez vous. Vous ne pourrez pas empêcher l'agence de rentabiliser son investissement.
- Bien sûr. Mais nous voulons avoir notre mot à dire sur leur choix. N'est ce pas normal? En tout cas, sachez que vous, vous serez toujours les bienvenus.
-Merci Louis. Cela me touche beaucoup.
-Je t'en prie. Je vais te passer quelques instants Maria et Victor pour qu'ils te saluent à leur tour"
Et après avoir échangé quelques mots avec les fantômes, je raccrochai, très amusée par le récit de mes amis. Car voici la conclusion que l'on pouvait tirer de toute cette aventure : un séjour dans un manoir hanté peut se révéler une merveilleuse aventure... à condition de se faire d'abord accepter des spectres qui y résident.
FIN
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