Vacances à la campagne : une nouvelle aventure de Lucie et ses amis : partie 4
4) Premier jour de vacances : partie 2
(Mina reprend la narration)
Après m'avoir observé quelques instants, l'étrange apparition tourna son regard vers Henry qui se trouvait derrière moi et s'adressa à lui d'une voix douce:
"Eh bien, monsieur Henry, votre amie semble complètement terrorisée. Peut être que nous y sommes allés un peu fort avec elle.
- Il est parfaitement compréhensible d'avoir peur dans de telles circonstances. Mon amie est en présence d'une inconnue alors qu'elle est dans une position très vulnérable. Même si vous n'aviez pas été une fantôme, une telle situation n'en aurait été pas moins effrayante. Mais je vais lui parler, et je suis sûr que tout va s'arranger après quelques explications."
Henry s'adressa alors à moi, en me mettant ses mains sur mes épaules dans un geste qui se voulait rassurant:
"Mina, calme toi et écoute moi. Ne t'inquiète pas, tout va bien se passer. Je vais te retirer ton bâillon, mais il faudra que tu me promettes de ne pas crier. Tu me le promets? "
Malgré les efforts du vampire, j'avoue que j'étais encore loin d'être rassurée. Néanmoins, je hochai la tête en guise d'approbation. Dès que je pus parler à nouveau je demandai immédiatement d'une voix tremblante :
"Henry, où suis-je? Que se passe t il? Quel est cet étrange être à qui tu viens de parler? Ne me dis pas que ...
Le vampire m'interrompit alors et me répondit :
"Eh oui, Mina, les rumeurs étaient vraies ; ce manoir est bien hanté. Mais une fois cette constatation effectuée, ne penses-tu pas qu'il serait approprié que je te présente plus formellement à notre hôtesse ici présente?
- Je suppose, répliquai-je d'une voix encore peu assurée
- Mina, je te présente Maria, comtesse en titre de cette contrée, la Berraine, il y a près d'un siècle. Maria, voici ma très bonne amie Mina.
- Enchantée de faire votre connaissance, madame" dit le spectre d'une voix aimable.
La cordialité de cet échange eut finalement raison de mes frayeurs, et je pus à mon tour répondre d'une voix bien plus assurée:
"Tout le plaisir est pour moi. J'avoue néanmoins que voici d'étranges circonstances pour faire connaissance"
Et en effet, je fus saisie du contraste entre la banalité du dialogue que j'avais entamé avec le spectre et le décor sinistre qui nous entourait, et je ne pus de m'empêcher d'en rire, bientôt imitée par Maria et Henry.
" Madame, je suppose que vous n'êtes pas la seule fantôme à hanter ce manoir? demandai-je
- En effet, me répondit Maria. Mon époux Louis, ainsi que mon beau-frère Victor habitent cette maison avec moi. Je les entends d'ailleurs revenir vers nous
Et en effet, deux spectres nous rejoignirent dans la crypte. Me désignant un fantôme avec une apparence de jeune homme, Maria s'adressa à moi :
"Mina, je vous présente mon mari bien aimé, le comte Louis.
- Enchanté, monsieur le comte, dis-je poliment
- Vous pouvez m'appeler simplement Louis, me répondit gentiment le spectre. Très heureux de vous connaître"
Puis, me désignant le fantôme à l'aspect squelettique :
"Et voici mon frère Victor. Malgré toutes les décennis écoulées, vous constaterez qu'il a encore gardé son âme d'enfant.
Et, en effet, quand Victor s'adressa à moi, seul son crâne restait encore visible "
"Bonsoir, belle dame. Ca change d'avoir enfin quelque chose de joli à regarder dans cette maison"
Maria lança alors un regard sévère en direction de son beau-frère, et je ne pus m'empêcher de rire à nouveau. Décidément, ces fantômes semblaient s'avérer de joyeux drilles fort sympathiques. A présent, je n'avais plus peur du tout. Maria s'adressa à nouveau à Henry:
"Monsieur Henry, ne pensez vous pas que vous pouvez maintenant libérer votre amie?
- Mina, qu'en penses tu, me demanda mon ami vampire. Souhaites tu que je te détache tout de suite?
A présent que je me sentais à nouveau en sécurité, je n'étais absolument plus pressée d'être délivrée. De plus, je devinai que Henry nous avait délibérément caché l'existence des fantômes afin de nous préparer un petit scénario d'épouvante pour fêter le début de nos vacances. Lucie et Jonathan ne connaissaient pas encore la vérité, donc je savais que le jeu n'était pas encore terminé pour eux, et je souhaitais apporter ma complicité à Henry et mes nouveaux amis. Aussi, je répondis:
"Non, Henry, je peux rester encore attachée. Au contraire, je pense que je devrais être liée encore plus solidement à ma chaise, notamment au niveau de mes jambes. Je devine que la prochaine étape consiste à ce que Jonathan me trouve ici prisonnière, n'est ce pas?" répondis-je en souriant.
En m'entendant, Victor s'esclaffa :
"Eh bien, elle m'est déjà sympathique, cette fille. En voilà une qui sait comment s'amuser"
Maria s'adressa à moi d'une voix préoccupée :
"Vous êtes vraiment sûre de vous? Vous savez, personne ne va vous forcer à quoi que ce soit
- Ne vous inquiétez pas, madame Maria, répondis-je d'une voix enjouée. Cela me fait plaisir. Et rassurez vous, depuis que je connais Henry, j'ai pris l'habitude d'être ligotée et bâillonnée."
Ces propos firent bien rire mon ami vampire, qui à l'aide de cordes, me lia solidement au dossier de ma chaise, puis attacha mes chevilles qu'il lia à leur tour aux pieds de mon siège. Louis sortit brièvement de la crypte, et revint en me signalant qu'il avait aperçu un jeune homme qui parcourait les couloirs en criant "Mina, Mina? Où es tu?" Henry demanda à Victor d'attirer Jonathan vers la cave, afin que je puisse l'entendre. Et dès que je perçus la voix de mon ami, je criai :
"Jonathan? Au secours, viens m'aider, je te prie, au secours"
-Mina? C'est toi? Où es tu?
- Par ici, viens vite" répondis-je, retenant autant que possible le fou rire qui m'envahissait. Heureusement, Henry me replaça alors mon bâillon, tandis que les trois spectres redevinrent invisibles.
Quelques instants après, Jonathan entra dans la crypte, et, en me voyant ainsi entravée, me parla d'une voix inquiète tandis qu'il me retirait mon bâillon:
"Mina, que t'es-il arrivée? Qui t'a fait cela?
A cet instant, Henry, sous son apparence vampirique, ferma la porte de la crypte, et lança d'une voix forte
"Fantômes, emparez vous de ce joli garçon et attachez le solidement à cette chaise.
Immédiatement, Louis, et Maria immobilisèrent le jeune homme, tandis que Victor rapprochait une chaise. Jonathan était paralysé de surprise et de terreur tandis que les spectres le lièrent à la chaise et le bâillonnèrent. Mais lorsque le jeune homme se tourna vers moi, il fut surpris de me voir lui adresser un grand sourire, tandis que je lui disais, afin de le rassurer:
"Jonathan, ne t'inquiète pas. Ces fantômes sont des amis. Ils ne font que nous souhaiter la bienvenue chez eux, avec la complicité d'Henry. Laisse toi faire, et tout va bien se passer."
Et quand mon collègue fut solidement ligoté à sa chaise, je lui racontai alors mon aventure, et lui présentai nos hôtes spectraux. En écoutant mes propos rassurants, Jonathan cessa de se débattre, et je pus voir son corps ainsi que son visage se détendre progressivement. A présent, il ne restait plus que Lucie pour que nous soyons enfin tous réunis.
(Mina reprend la narration)
Après m'avoir observé quelques instants, l'étrange apparition tourna son regard vers Henry qui se trouvait derrière moi et s'adressa à lui d'une voix douce:
"Eh bien, monsieur Henry, votre amie semble complètement terrorisée. Peut être que nous y sommes allés un peu fort avec elle.
- Il est parfaitement compréhensible d'avoir peur dans de telles circonstances. Mon amie est en présence d'une inconnue alors qu'elle est dans une position très vulnérable. Même si vous n'aviez pas été une fantôme, une telle situation n'en aurait été pas moins effrayante. Mais je vais lui parler, et je suis sûr que tout va s'arranger après quelques explications."
Henry s'adressa alors à moi, en me mettant ses mains sur mes épaules dans un geste qui se voulait rassurant:
"Mina, calme toi et écoute moi. Ne t'inquiète pas, tout va bien se passer. Je vais te retirer ton bâillon, mais il faudra que tu me promettes de ne pas crier. Tu me le promets? "
Malgré les efforts du vampire, j'avoue que j'étais encore loin d'être rassurée. Néanmoins, je hochai la tête en guise d'approbation. Dès que je pus parler à nouveau je demandai immédiatement d'une voix tremblante :
"Henry, où suis-je? Que se passe t il? Quel est cet étrange être à qui tu viens de parler? Ne me dis pas que ...
Le vampire m'interrompit alors et me répondit :
"Eh oui, Mina, les rumeurs étaient vraies ; ce manoir est bien hanté. Mais une fois cette constatation effectuée, ne penses-tu pas qu'il serait approprié que je te présente plus formellement à notre hôtesse ici présente?
- Je suppose, répliquai-je d'une voix encore peu assurée
- Mina, je te présente Maria, comtesse en titre de cette contrée, la Berraine, il y a près d'un siècle. Maria, voici ma très bonne amie Mina.
- Enchantée de faire votre connaissance, madame" dit le spectre d'une voix aimable.
La cordialité de cet échange eut finalement raison de mes frayeurs, et je pus à mon tour répondre d'une voix bien plus assurée:
"Tout le plaisir est pour moi. J'avoue néanmoins que voici d'étranges circonstances pour faire connaissance"
Et en effet, je fus saisie du contraste entre la banalité du dialogue que j'avais entamé avec le spectre et le décor sinistre qui nous entourait, et je ne pus de m'empêcher d'en rire, bientôt imitée par Maria et Henry.
" Madame, je suppose que vous n'êtes pas la seule fantôme à hanter ce manoir? demandai-je
- En effet, me répondit Maria. Mon époux Louis, ainsi que mon beau-frère Victor habitent cette maison avec moi. Je les entends d'ailleurs revenir vers nous
Et en effet, deux spectres nous rejoignirent dans la crypte. Me désignant un fantôme avec une apparence de jeune homme, Maria s'adressa à moi :
"Mina, je vous présente mon mari bien aimé, le comte Louis.
- Enchanté, monsieur le comte, dis-je poliment
- Vous pouvez m'appeler simplement Louis, me répondit gentiment le spectre. Très heureux de vous connaître"
Puis, me désignant le fantôme à l'aspect squelettique :
"Et voici mon frère Victor. Malgré toutes les décennis écoulées, vous constaterez qu'il a encore gardé son âme d'enfant.
Et, en effet, quand Victor s'adressa à moi, seul son crâne restait encore visible "
"Bonsoir, belle dame. Ca change d'avoir enfin quelque chose de joli à regarder dans cette maison"
Maria lança alors un regard sévère en direction de son beau-frère, et je ne pus m'empêcher de rire à nouveau. Décidément, ces fantômes semblaient s'avérer de joyeux drilles fort sympathiques. A présent, je n'avais plus peur du tout. Maria s'adressa à nouveau à Henry:
"Monsieur Henry, ne pensez vous pas que vous pouvez maintenant libérer votre amie?
- Mina, qu'en penses tu, me demanda mon ami vampire. Souhaites tu que je te détache tout de suite?
A présent que je me sentais à nouveau en sécurité, je n'étais absolument plus pressée d'être délivrée. De plus, je devinai que Henry nous avait délibérément caché l'existence des fantômes afin de nous préparer un petit scénario d'épouvante pour fêter le début de nos vacances. Lucie et Jonathan ne connaissaient pas encore la vérité, donc je savais que le jeu n'était pas encore terminé pour eux, et je souhaitais apporter ma complicité à Henry et mes nouveaux amis. Aussi, je répondis:
"Non, Henry, je peux rester encore attachée. Au contraire, je pense que je devrais être liée encore plus solidement à ma chaise, notamment au niveau de mes jambes. Je devine que la prochaine étape consiste à ce que Jonathan me trouve ici prisonnière, n'est ce pas?" répondis-je en souriant.
En m'entendant, Victor s'esclaffa :
"Eh bien, elle m'est déjà sympathique, cette fille. En voilà une qui sait comment s'amuser"
Maria s'adressa à moi d'une voix préoccupée :
"Vous êtes vraiment sûre de vous? Vous savez, personne ne va vous forcer à quoi que ce soit
- Ne vous inquiétez pas, madame Maria, répondis-je d'une voix enjouée. Cela me fait plaisir. Et rassurez vous, depuis que je connais Henry, j'ai pris l'habitude d'être ligotée et bâillonnée."
Ces propos firent bien rire mon ami vampire, qui à l'aide de cordes, me lia solidement au dossier de ma chaise, puis attacha mes chevilles qu'il lia à leur tour aux pieds de mon siège. Louis sortit brièvement de la crypte, et revint en me signalant qu'il avait aperçu un jeune homme qui parcourait les couloirs en criant "Mina, Mina? Où es tu?" Henry demanda à Victor d'attirer Jonathan vers la cave, afin que je puisse l'entendre. Et dès que je perçus la voix de mon ami, je criai :
"Jonathan? Au secours, viens m'aider, je te prie, au secours"
-Mina? C'est toi? Où es tu?
- Par ici, viens vite" répondis-je, retenant autant que possible le fou rire qui m'envahissait. Heureusement, Henry me replaça alors mon bâillon, tandis que les trois spectres redevinrent invisibles.
Quelques instants après, Jonathan entra dans la crypte, et, en me voyant ainsi entravée, me parla d'une voix inquiète tandis qu'il me retirait mon bâillon:
"Mina, que t'es-il arrivée? Qui t'a fait cela?
A cet instant, Henry, sous son apparence vampirique, ferma la porte de la crypte, et lança d'une voix forte
"Fantômes, emparez vous de ce joli garçon et attachez le solidement à cette chaise.
Immédiatement, Louis, et Maria immobilisèrent le jeune homme, tandis que Victor rapprochait une chaise. Jonathan était paralysé de surprise et de terreur tandis que les spectres le lièrent à la chaise et le bâillonnèrent. Mais lorsque le jeune homme se tourna vers moi, il fut surpris de me voir lui adresser un grand sourire, tandis que je lui disais, afin de le rassurer:
"Jonathan, ne t'inquiète pas. Ces fantômes sont des amis. Ils ne font que nous souhaiter la bienvenue chez eux, avec la complicité d'Henry. Laisse toi faire, et tout va bien se passer."
Et quand mon collègue fut solidement ligoté à sa chaise, je lui racontai alors mon aventure, et lui présentai nos hôtes spectraux. En écoutant mes propos rassurants, Jonathan cessa de se débattre, et je pus voir son corps ainsi que son visage se détendre progressivement. A présent, il ne restait plus que Lucie pour que nous soyons enfin tous réunis.
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