Vacances à la campagne : une nouvelle aventure de Lucie et ses amis : partie 3

3) Premier jour de vacances  : partie 1
(Lucie reprend la narration)
Henry m'appela le lendemain de sa première visite dans notre maison de vacances, et m'informa qu'après y avoir passé une nuit, il était arrivé à la conclusion que nous n'avions rien à craindre. Je me réjouis en entendant ces paroles rassurantes de la part de mon ami, Au travail, les quelques journées qui nous séparaient du début des congés me parurent fort longues. Et je devine que Jonathan et Mina ressentaient la même chose au laboratoire, car dès que nous nous voyions, nous ne discutions que de nos projets d'activités au manoir et ses environs.
Enfin, le grand jour arriva, et, après avoir préparé nos bagages, Jonathan, Mina et moi nous rendîmes en voiture dans notre maison de vacances. Henry était parti la nuit précédente, et devait nous accueillir à notre arrivée. Nous nous arrétâmes au village proche du manoir pour acheter quelques provisions, et, là encore, les commerçants que nous rencontrèrent nous priaient de renoncer à notre projet de résider dans cette maison "démoniaque", qu'ils qualifiaient de "folie". Mais nous refusâmes de nous laisser impressionner, et, un peu plus d'un quart d'heure après avoir quitté le village, nous arrivâmes enfin à destination. Bien que le soleil n'était pas encore couché, Henry nous accueillit, et nous guida vers les chambres, où nous déposâmes chacun nos affaires. Notre ami avait préparé les lieux pour notre arrivée : la maison était propre, nos lits faits, un feu accueillant brûlait dans le foyer de la cheminée au salon et j'entendis à la cuisine une bouilloire siffler. Nous nous installâmes au salon, où Henry nous servit le thé. Puis, nous nous installâmes sur les fauteuils et le canapé pour discuter ensemble, en attendant la tombée de la nuit. Au bout d'une demi-heure, notre ami vampire quitta le salon pour préparer le dîner, et appela Mina pour l'assister, tandis que Jonathan et moi restâmes au salon pour lire en attendant le repas.

(Mina devient la narratrice)
J'avais rejoint Henry à la cuisine à sa demande, où je lui montrai les provisions que nous avions achetées au village. Il jugea qu'elles constituaient les ingrédients idéaux pour un préparer un délicieux ragoût. Mais il me proposa d'abord que nous nous rendions à la cave, où était entreposée la provision de vin, pour y choisir la meilleure bouteille pour accompagner un tel plat. Mais à peine étions nous entrés dans le local qu'Henry me saisit à la taille en plaquant sa main sur ma bouche. Une fois remise de ma surprise, je compris que notre ami avait prévu une séance de jeux avant le dîner, mais qu'il n'avait pas souhaiter nous en avertir au préalable. Je fus bientôt menottée les mains derrière le dos et bâillonnée, puis, Henry me banda les yeux pour m'emmener dans un lieu mystérieux où il me fit asseoir sur une chaise. Un instant après, je fus saisie de frayeur en entendant des voix que je ne reconnaissais pas. Henry semblait parler de moi à des mystérieux interlocuteurs, et je tremblais en imaginant des inconnus me voir dans une position aussi embarrassante. C'est alors que le vampire me retira mon bandeau, et je ne pus retenir un hurlement de terreur étouffé derrière mon bâillon, devant le spectacle qui m'attendait. Je me trouvais dans une sinistre crypte, et, devant moi, une figure translucide bleue pâle d'apparence féminine m'observait attentivement.

(Lucie reprend la narration)
Après une demi-heure de lecture, je m'étonnai de ne pas avoir de nouvelles de Mina et de Henry. Je décidai de passer à la cuisine, et j'y constatai avec stupeur que personne ne s'y trouvait, et que la préparation du dîner n'avait même pas été démarrée. Quand je revins au salon, j'eus la stupeur de ne pas retrouver mon livre là où je l'avais posé. Je demandai à Jonathan s'il l'avait rangé dans la bibliothèque, mais il m'assura ne pas y avoir touché. Et pourtant, c'est en examinant le meuble que je retrouvai mon ouvrage. Je commençai à accuser Jonathan de se moquer de moi quand soudain, nous vîmes la porte du foyer s'ouvrir devant nos yeux, et un étrange vent éteindre notre flambée.
Je supposai qu'en ouvrant la porte du salon j'avais créé un courant d'air qui avait causé cet incident. Néanmoins, à peine deux minutes après l'avoir refermée, le foyer se referma à son tour sans que nous ne l'ayons approché, et je sentis à nouveau un courant d'air froid passer près de mon cou. Tous ces évènements singuliers ne contribuèrent guère à nous rassurer, et cela d'autant que Mina n'était pas revenue nous rejoindre. Jonathan me proposa d'aller chercher nos amis dans la maison, tandis que je l'attendrais au salon, puis, il quitta la pièce.


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