L'école des princesses : chapitre 97
97) Thomas contre le dragon
Après avoir pris congé de son ami, Marie prit la direction de la forêt. Une fois s'être assurée d'avoir atteint un lieu bien isolé où elle ne serait vue de personne, elle contacta Drake avec le médaillon. Celui-ci se reposait dans la caverne à l'entrée de laquelle il avait été vu par le garde chasse, et où il avait transporté sa magie. Dès que Marie lui indiqua sa position, il y envoya un portail magique et la jeune fille passa à travers pour le rejoindre. Ce sortilège était semblable à celui qu'ils avaient utilisé le jour du premier entretien à travers les miroirs, et Marie l'utilisait souvent afin de rejoindre rapidement la caverne où la princesse était retenue prisonnière, en changeant souvent de point d'entrée, afin de brouiller les pistes. Une fois que la jeune fille eût repris son apparence de princesse, le dragon quitta la caverne et survola la forêt afin d'attirer l'attention des habitants.
Dès que la présence du monstre fut signalée, Thomas quitta immédiatement l'auberge, et se rendit à cheval en direction de la forêt. Il n'avait point d'armure, mais portait un pourpoint en cuir résistant pour se protéger, ainsi qu'une solide épée à son côté. Une fois arrivé à proximité de la colline où séjournait habituellement la bête, il mit pied à terre, et s'approcha doucement de la caverne. Bientôt, il vit le dragon qui se dressait devant lui. Thomas eut grand peine à contenir l'effroi qu'il ressentit à sa vue, et il dut mobiliser tout son courage pour ne pas s'enfuir à toute jambes. Mais derrière le monstre il aperçut la princesse qui était assise enchaînée à un lourd rocher à l'entrée de la caverne, et qui lui lança un regard d'une grande douceur. Cette vision ranima son courage, et il se dressa fièrement devant son ennemi. Celui-ci s'adressa à lui par télépathie.
"Que viens tu faire ici, jeune homme?
- Je viens me battre contre toi, et délivrer ma princesse de tes immondes griffes.
- Tu es bien audacieux. Bien des héros sont venus m'affronter, et comme, tu vois, aucun n'a réussi à me vaincre. Mais, je ne sais pourquoi, tu m'inspires de la pitié. Je suis prêt à te laisser une chance de t'en sortir. Pars immédiatement, et je suis prêt à te laisser la vie
- Je ne partirai pas sans la princesse. Prépare toi au combat, monstre, et défends ta misérable peau"
Et Thomas se précipita en direction du dragon. Mais celui-ci d'un coup de patte, repoussa la charge du jeune homme qui tomba à terre. Celui-ci se releva rapidement pour reprendre le combat. Le dragon, informé par la princesse du grand lien d'amitié qui la liait au musicien, esquivait les attaques de son adversaire, tout en ménageant ses coups. Le jeune homme mobilisait tout son courage et son énergie dans ses offensives, mais l'efficacité de celles-ci souffraient de son manque d'expérience, et le monstre pouvait aisément les contrer. Enfin, d'un coup de queue, il renversa le malheureux Thomas, qui fit tomber son épée, et avant qu'il eût le temps de se relever, le dragon le plaqua à terre avec sa patte de devant, tout en veillant à ne pas le blesser. Le jeune garçon comprit qu'il était à présent à la merci du monstre, et se prépara à la mort. Mais le dragon s'adressa à nouveau à lui.
"Jeune homme, tu as fait preuve de beaucoup de bravoure. Aussi, si tu es prêt à admettre ta défaite, je consens à t'épargner, à condition que tu quittes la région pour n'y plus revenir.
- Jamais, répondit Thomas. Je te vaincrai, ou bien je laisserai ma vie. Plutôt la mort que le déshonneur.
- Quel déshonneur? Il n'y a pas de honte à concéder la défaite face à un adversaire plus fort. Et n'y a t-il personne dans le coeur duquel tu sois un être cher ? Pense à la peine que ces personnes ressentiraient en apprenant ta mort, et en plus une mort vaine. Si tu es vraiment aimé d'elles, elles sauront reconnaître ton courage, et se réjouiront de te revoir en vie, même si tu as failli à ta mission"
Thomas fut stupéfait d'entendre de la part d'une créature si horrible ces paroles qui exprimaient une authentique compassion. Il pensa alors à sa bien aimée, à ses parents, et au chagrin que leur causerait la nouvelle de sa mort. Alors, il consentit à s'avouer vaincu.
"Tu as pris une sage décision. Je sais que la princesse éprouve une grande tendresse pour toi. C'est pourquoi, à titre de grâce exceptionnelle, je t'accorde quelques instants pour t'entretenir avec elle. Cependant, n'essaie pas de la délivrer ; de toute façon, je suis le seul à pouvoir lui retirer ses chaînes."
Thomas se résigna à accepter les conditions du monstre. Il s'approcha de la jeune fille qui lui souriait, puis s'agenouilla devant elle et commença d'une voix sombre:
"Pardonnez moi, Votre Altesse, d'avoir failli à ma mission. Je me sens bien indigne de me présenter ainsi devant vous
- Ne ressens aucune honte, brave Thomas, lui répondit la princesse d'une voix douce. Au contraire, je suis si fier de toi et de ton courage. J'ai vu des guerriers bien plus entraînés résister bien moins longtemps devant le dragon. Tu peux repartir la tête haute, en étant assuré de la profonde affection de ta princesse.
- Merci de votre indulgence, Votre Majesté. Mais ce courage n'a pas été suffisant pour vous délivrer, regretta le jeune homme qui ne pouvait retenir ses larmes.
- Ne t'afflige pas tant, gentil Thomas. Je sais qu'un jour, je serai enfin libre, et je continue d'espérer. Mais si tu souhaites te rendre agréable aux yeux de ta princesse, écoute la faveur qu'elle te demande.
- Oui, Votre Altesse
- Quand tu retourneras au palais, je te prie de raconter à mes parents ton aventure contre le dragon, sans en omettre aucun détail. Y consens tu ?
- Je n'y manquerais pas
- Merci, fidèle Thomas, car en agissant ainsi, tu pourras peut être contribuer à ma libération. Approche toi de moi, afin de recevoir la récompense que mérite ton dévouement."
Et la jeune femme donna un petit baiser sur la joue du musicien, qui ne put s'empêcher de rougir. Ensuite, les deux amis firent leurs adieux, et Thomas s'éloigna de la caverne, affligé par sa défaite, mais réconforté par l'affection de sa princesse.
Après avoir pris congé de son ami, Marie prit la direction de la forêt. Une fois s'être assurée d'avoir atteint un lieu bien isolé où elle ne serait vue de personne, elle contacta Drake avec le médaillon. Celui-ci se reposait dans la caverne à l'entrée de laquelle il avait été vu par le garde chasse, et où il avait transporté sa magie. Dès que Marie lui indiqua sa position, il y envoya un portail magique et la jeune fille passa à travers pour le rejoindre. Ce sortilège était semblable à celui qu'ils avaient utilisé le jour du premier entretien à travers les miroirs, et Marie l'utilisait souvent afin de rejoindre rapidement la caverne où la princesse était retenue prisonnière, en changeant souvent de point d'entrée, afin de brouiller les pistes. Une fois que la jeune fille eût repris son apparence de princesse, le dragon quitta la caverne et survola la forêt afin d'attirer l'attention des habitants.
Dès que la présence du monstre fut signalée, Thomas quitta immédiatement l'auberge, et se rendit à cheval en direction de la forêt. Il n'avait point d'armure, mais portait un pourpoint en cuir résistant pour se protéger, ainsi qu'une solide épée à son côté. Une fois arrivé à proximité de la colline où séjournait habituellement la bête, il mit pied à terre, et s'approcha doucement de la caverne. Bientôt, il vit le dragon qui se dressait devant lui. Thomas eut grand peine à contenir l'effroi qu'il ressentit à sa vue, et il dut mobiliser tout son courage pour ne pas s'enfuir à toute jambes. Mais derrière le monstre il aperçut la princesse qui était assise enchaînée à un lourd rocher à l'entrée de la caverne, et qui lui lança un regard d'une grande douceur. Cette vision ranima son courage, et il se dressa fièrement devant son ennemi. Celui-ci s'adressa à lui par télépathie.
"Que viens tu faire ici, jeune homme?
- Je viens me battre contre toi, et délivrer ma princesse de tes immondes griffes.
- Tu es bien audacieux. Bien des héros sont venus m'affronter, et comme, tu vois, aucun n'a réussi à me vaincre. Mais, je ne sais pourquoi, tu m'inspires de la pitié. Je suis prêt à te laisser une chance de t'en sortir. Pars immédiatement, et je suis prêt à te laisser la vie
- Je ne partirai pas sans la princesse. Prépare toi au combat, monstre, et défends ta misérable peau"
Et Thomas se précipita en direction du dragon. Mais celui-ci d'un coup de patte, repoussa la charge du jeune homme qui tomba à terre. Celui-ci se releva rapidement pour reprendre le combat. Le dragon, informé par la princesse du grand lien d'amitié qui la liait au musicien, esquivait les attaques de son adversaire, tout en ménageant ses coups. Le jeune homme mobilisait tout son courage et son énergie dans ses offensives, mais l'efficacité de celles-ci souffraient de son manque d'expérience, et le monstre pouvait aisément les contrer. Enfin, d'un coup de queue, il renversa le malheureux Thomas, qui fit tomber son épée, et avant qu'il eût le temps de se relever, le dragon le plaqua à terre avec sa patte de devant, tout en veillant à ne pas le blesser. Le jeune garçon comprit qu'il était à présent à la merci du monstre, et se prépara à la mort. Mais le dragon s'adressa à nouveau à lui.
"Jeune homme, tu as fait preuve de beaucoup de bravoure. Aussi, si tu es prêt à admettre ta défaite, je consens à t'épargner, à condition que tu quittes la région pour n'y plus revenir.
- Jamais, répondit Thomas. Je te vaincrai, ou bien je laisserai ma vie. Plutôt la mort que le déshonneur.
- Quel déshonneur? Il n'y a pas de honte à concéder la défaite face à un adversaire plus fort. Et n'y a t-il personne dans le coeur duquel tu sois un être cher ? Pense à la peine que ces personnes ressentiraient en apprenant ta mort, et en plus une mort vaine. Si tu es vraiment aimé d'elles, elles sauront reconnaître ton courage, et se réjouiront de te revoir en vie, même si tu as failli à ta mission"
Thomas fut stupéfait d'entendre de la part d'une créature si horrible ces paroles qui exprimaient une authentique compassion. Il pensa alors à sa bien aimée, à ses parents, et au chagrin que leur causerait la nouvelle de sa mort. Alors, il consentit à s'avouer vaincu.
"Tu as pris une sage décision. Je sais que la princesse éprouve une grande tendresse pour toi. C'est pourquoi, à titre de grâce exceptionnelle, je t'accorde quelques instants pour t'entretenir avec elle. Cependant, n'essaie pas de la délivrer ; de toute façon, je suis le seul à pouvoir lui retirer ses chaînes."
Thomas se résigna à accepter les conditions du monstre. Il s'approcha de la jeune fille qui lui souriait, puis s'agenouilla devant elle et commença d'une voix sombre:
"Pardonnez moi, Votre Altesse, d'avoir failli à ma mission. Je me sens bien indigne de me présenter ainsi devant vous
- Ne ressens aucune honte, brave Thomas, lui répondit la princesse d'une voix douce. Au contraire, je suis si fier de toi et de ton courage. J'ai vu des guerriers bien plus entraînés résister bien moins longtemps devant le dragon. Tu peux repartir la tête haute, en étant assuré de la profonde affection de ta princesse.
- Merci de votre indulgence, Votre Majesté. Mais ce courage n'a pas été suffisant pour vous délivrer, regretta le jeune homme qui ne pouvait retenir ses larmes.
- Ne t'afflige pas tant, gentil Thomas. Je sais qu'un jour, je serai enfin libre, et je continue d'espérer. Mais si tu souhaites te rendre agréable aux yeux de ta princesse, écoute la faveur qu'elle te demande.
- Oui, Votre Altesse
- Quand tu retourneras au palais, je te prie de raconter à mes parents ton aventure contre le dragon, sans en omettre aucun détail. Y consens tu ?
- Je n'y manquerais pas
- Merci, fidèle Thomas, car en agissant ainsi, tu pourras peut être contribuer à ma libération. Approche toi de moi, afin de recevoir la récompense que mérite ton dévouement."
Et la jeune femme donna un petit baiser sur la joue du musicien, qui ne put s'empêcher de rougir. Ensuite, les deux amis firent leurs adieux, et Thomas s'éloigna de la caverne, affligé par sa défaite, mais réconforté par l'affection de sa princesse.
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