L'école des princesses : chapitre 75

75) Arrivée du roi et de la cour au château de Viersoul

Enfin, un mois jour pour jour après l'annonce du messager, au coucher du soleil, le convoi royal , escorté par l'élite de la garde du palais, arriva dans le château du sire de Viersoul. Le carrosse royal était suivi d'une demi-douzaines d'autres véhicules transportant les nobles les plus influents de la cour, leurs familles et leur suite. A leur arrivée dans le château aux remparts décorés aux couleurs du roi, Gaston de Viersoul, accompagné de son épouse, vint lui-même accueillir le roi devant son carrosse.
"Permettez moi, Votre Altesse, de vous souhaiter la bienvenue dans ma modeste demeure, commença le seigneur Je suis profondément touché de l'honneur que vous m'accordez par votre venue, et j'ai pris toutes les dispositions pour que votre séjour parmi nous vous soit le plus agréable possible.
- Je vous remercie, messire de Viersoul, de ce chaleureux accueil répondit le roi. Et nous ne doutons pas, autant mes compagnons, mon épouse, que moi-même, que votre belle hospitalité réjouira notre coeur, et que nous garderons tous un merveilleux souvenir de notre séjour chez vous.
- Votre Altesse me fait trop d'honneur, et je la remercie humblement pour ces belles paroles"
Sur ces mots, plusieurs serviteurs arrivèrent, apportant des coffrets contenant les cadeaux, qu'ils distribuèrent aux invités. Gaston de Viersoul donna lui-même au couple royal les présents qui leur étaient destinées.
"Votre Majesté, dit il, veuillez recevoir ces modestes témoignages de ma gratitude"
Le roi prit l'épée, la retira de son fourreau, soupesa, puis admira tant l'arme que son étui.
"Messire,  commença le roi, voici une bien belle arme, dont la remarquable facture prouve le remarquable talent de l'artisan qui l'a fabriquée, et je devine la grande valeur d'un tel ouvrage. Mais vous n'aviez pas besoin de vous donner tant de peine ; votre accueil chaleureux suffisait largement à réjouir mon âme.
- Ce collier est si magnifique, continua la reine, que je suis presque gênée de recevoir un si somptueux cadeau.
- Point du tout : cela me fait plaisir, et ces bagatelles ne sont que bien peu de chose" leur assura Gaston de Viersoul sous le regard ironique et désapprobateur de son épouse.
Le roi présenta à son vassal ses illustres compagnons de voyage, puis tous traversèrent la cour, encadrés par la garde du seigneur disposée en une haie d'honneur.
A leur entrée dans la grande salle, Gaston de Viersoul appela à nouveau ses serviteurs, afin qu'ils conduisent les invités à leurs appartements
"Votre Altesse,  dit le seigneur, j'ai pris la liberté de préparer à votre intention les anciens appartements de mon défunt père, les plus beaux et les plus confortables du château.
- Nous vous remercions de cette délicate attention, qui encore une fois confirme vos grandes qualités d'hôte. répondit le roi Je dois admettre que cela nous sera fort agréable de prendre un peu de repos après ce fatiguant voyage.
- Quand Votre Altesse souhaitera t-elle commencer à souper? J'ai ordonné à ce que tout soit prêt selon vos souhaits
- Dans ce cas, et si cela ne présente aucun inconvénient, nous serions bien aise de venir souper dans une heure
- Vos désirs sont pour nous des ordres"
Sur ces mots, les valets du seigneur emmenèrent les invités vers leurs quartiers.

Une heure plus tard, Gaston de Viersoul accueillit ses hôtes dans la grande salle, dont la table avait été apprêtée pour le souper. Après les potages et les charcuteries, le seigneur fit servir des pièces de gibier, sanglier, cerf, chevreuil, tués lors d'une chasse spécifiquement organisée pour fournir le repas de bienvenue. Il mit à disposition les épices afin que chacun puisse assaisonner ses plats selon sa convenance. Le repas fut accompagné de vin, et se termina par des entremets et desserts. A l'exception des épices, Gaston de Viersoul veilla à conserver ses denrées les plus luxueuses pour les repas suivants, afin de pouvoir plus efficacement impressionner ses invités. 
Pendant le souper, le seigneur avait disposé les convives de manière à être installé à côté du roi, afin de pouvoir lui parler tout à son aise. Et en effet, tous deux s'engagèrent dans une longue conversation qui dura pendant tout le repas, le seigneur souhaitant en apprendre le plus possible sur la vie à la cour, tandis que le roi répondait prudemment à ses questions tout en l'interrogeant à son tour sur son fief.
Enfin après le souper, tous se retirèrent dans leurs quartiers pour la nuit. 

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