L'école des princesses : chapitre 67
67) Retour au théâtre
Peu après leur arrivée, les deux compagnons s'installèrent dans un auberge peu éloignée du grand théâtre. Pendant le souper, ils discutèrent de leurs projets pour le lendemain. Pendant que la jeune fille prendrait contact avec le directeur du théâtre, Drake, quant à lui, se mettrait en quête d'un emploi, en tirant partie de ses relations parmi les artisans et commerçants de la capitale. Ils se retrouveraient à la même auberge, le soir même, pour faire le point sur leurs situations respective.
Le lendemain matin, Marie se rendit seule au grand théâtre et rejoignit le bureau de M. de la Salle. A son arrivée, elle rencontra un jeune commis, qui l'informa que le directeur n'arriverait qu'en début d'après midi, mais qu'il pouvait lui transmettre un message. La jeune fille lui demanda d'informer M. de la Salle que Marie Fabre, auteur de la pièce "Horace et Calircé" et ancienne membre de la Compagnie de la Libre Comédie souhaiterait le rencontrer pour lui soumettre une proposition qui pourrait certainement susciter son intérêt. Elle prit ensuite congé, et revint sur les coups des deux heures de l'après-midi. A sa vue, le jeune commis entra dans le bureau du directeur pour le prévenir de la présence de la jeune fille. A son retour, il informa Marie que M. de la Salle la recevrait dès qu'il aurait terminé son entretien en cours. Et une demi-heure plus tard, le directeur accueillit la jeune fille dans son bureau :
"Bonjour, mademoiselle Fabre, commença le vieil homme. Voilà une bien agréable surprise. Lorsque Jean Polequin m'avait informé de votre départ de sa troupe, j'ai pensé que vous aviez abandonné le théâtre. Et, en ce jour, mon jeune assistant m'informe que vous souhaitiez me faire une offre. Pouvez vous m'en dire plus, je vous prie?
- M. de la Salle, je je vous propose, en ma qualité d'auteur d'"Horace et Calircé", de vous accorder le droit de représenter ma pièce pendant deux mois par la troupe résidente de votre théâtre. En échange, je souhaiterais me joindre à elle pour interpréter le rôle de Calircé"
Le directeur exprima une certaine surprise devant cette jeune fille, qui, en dépit d'une carrière théâtrale fort brève, loin de se contenter de demander un rôle, poussait l'audace jusqu'à poser ses conditions.
"Mademoiselle Fabre, lui répliqua-t-il, j'ai bien de la sympathie pour vous. Cependant, qu'est ce qui vous fait croire que j'accepterais votre proposition?
- M. le directeur, vous n'ignorez point que l'an dernier ma pièce a rencontré les faveurs de Sa Majesté la reine. Aussi, je ne serais pas étonnée que la nouvelle de la reprise d''"Horace et Calircé" soit accueillie avec plaisir par Son Altesse, avec, en perspective, la possibilité de représentations au palais royal, avec tous les honneurs et les bénéfices qui y sont associés. Ne jugez vous pas que de tels arguments plaident en ma faveur?
Le directeur ne pouvait contester les propos de la jeune fille. Lorsque la troupe de Jean Polequin avait pris ses quartiers d'été dans son théâtre, Sa Majesté avait exprimé sa déception à l'annonce du départ de Marie, et, en conséquence, l'impossibilité de représenter "Horace et Calircé".
"Je ne peux nier la pertinence de vos paroles. Cependant, vous convenez bien que je ne puis accepter votre offre sans en avoir discuté au préalable avec la troupe résidente, et en particulier, M. Corcine qui la dirige. Pour cela, j'aurais besoin d'avoir à ma disposition une copie de votre pièce afin de la lui montrer, ainsi qu'à ses partenaires. Pouvez vous m'en fournir une?
- Bien sûr", répondit Marie, Elle sortit de son sac le manuscrit qu'elle avait rédigé quelques jours plus tôt et le donna à son interlocuteur.
"Je vous remercie. Je vous propose que nous nous entretenions à nouveau demain, à la même heure, mais cette fois en présence de M. Corcine, à qui j'aurai soumis au préalable votre projet. S'il apporte une réponse favorable, je vous donnerai à mon tour mon accord. Y consentez vous?
- Je vous suis fort obligée pour le temps et les efforts que vous me consacrez et accepte avec joie votre offre. Je serai de retour demain."
Sur ces propos, Marie prit congé de son hôte.
Le soir même à l'auberge, elle raconta à Drake ses négociations avec M. de la Salle. De son côté, son ami l'informa qu'il avait été engagé chez un maréchal-ferrant.
Peu après leur arrivée, les deux compagnons s'installèrent dans un auberge peu éloignée du grand théâtre. Pendant le souper, ils discutèrent de leurs projets pour le lendemain. Pendant que la jeune fille prendrait contact avec le directeur du théâtre, Drake, quant à lui, se mettrait en quête d'un emploi, en tirant partie de ses relations parmi les artisans et commerçants de la capitale. Ils se retrouveraient à la même auberge, le soir même, pour faire le point sur leurs situations respective.
Le lendemain matin, Marie se rendit seule au grand théâtre et rejoignit le bureau de M. de la Salle. A son arrivée, elle rencontra un jeune commis, qui l'informa que le directeur n'arriverait qu'en début d'après midi, mais qu'il pouvait lui transmettre un message. La jeune fille lui demanda d'informer M. de la Salle que Marie Fabre, auteur de la pièce "Horace et Calircé" et ancienne membre de la Compagnie de la Libre Comédie souhaiterait le rencontrer pour lui soumettre une proposition qui pourrait certainement susciter son intérêt. Elle prit ensuite congé, et revint sur les coups des deux heures de l'après-midi. A sa vue, le jeune commis entra dans le bureau du directeur pour le prévenir de la présence de la jeune fille. A son retour, il informa Marie que M. de la Salle la recevrait dès qu'il aurait terminé son entretien en cours. Et une demi-heure plus tard, le directeur accueillit la jeune fille dans son bureau :
"Bonjour, mademoiselle Fabre, commença le vieil homme. Voilà une bien agréable surprise. Lorsque Jean Polequin m'avait informé de votre départ de sa troupe, j'ai pensé que vous aviez abandonné le théâtre. Et, en ce jour, mon jeune assistant m'informe que vous souhaitiez me faire une offre. Pouvez vous m'en dire plus, je vous prie?
- M. de la Salle, je je vous propose, en ma qualité d'auteur d'"Horace et Calircé", de vous accorder le droit de représenter ma pièce pendant deux mois par la troupe résidente de votre théâtre. En échange, je souhaiterais me joindre à elle pour interpréter le rôle de Calircé"
Le directeur exprima une certaine surprise devant cette jeune fille, qui, en dépit d'une carrière théâtrale fort brève, loin de se contenter de demander un rôle, poussait l'audace jusqu'à poser ses conditions.
"Mademoiselle Fabre, lui répliqua-t-il, j'ai bien de la sympathie pour vous. Cependant, qu'est ce qui vous fait croire que j'accepterais votre proposition?
- M. le directeur, vous n'ignorez point que l'an dernier ma pièce a rencontré les faveurs de Sa Majesté la reine. Aussi, je ne serais pas étonnée que la nouvelle de la reprise d''"Horace et Calircé" soit accueillie avec plaisir par Son Altesse, avec, en perspective, la possibilité de représentations au palais royal, avec tous les honneurs et les bénéfices qui y sont associés. Ne jugez vous pas que de tels arguments plaident en ma faveur?
Le directeur ne pouvait contester les propos de la jeune fille. Lorsque la troupe de Jean Polequin avait pris ses quartiers d'été dans son théâtre, Sa Majesté avait exprimé sa déception à l'annonce du départ de Marie, et, en conséquence, l'impossibilité de représenter "Horace et Calircé".
"Je ne peux nier la pertinence de vos paroles. Cependant, vous convenez bien que je ne puis accepter votre offre sans en avoir discuté au préalable avec la troupe résidente, et en particulier, M. Corcine qui la dirige. Pour cela, j'aurais besoin d'avoir à ma disposition une copie de votre pièce afin de la lui montrer, ainsi qu'à ses partenaires. Pouvez vous m'en fournir une?
- Bien sûr", répondit Marie, Elle sortit de son sac le manuscrit qu'elle avait rédigé quelques jours plus tôt et le donna à son interlocuteur.
"Je vous remercie. Je vous propose que nous nous entretenions à nouveau demain, à la même heure, mais cette fois en présence de M. Corcine, à qui j'aurai soumis au préalable votre projet. S'il apporte une réponse favorable, je vous donnerai à mon tour mon accord. Y consentez vous?
- Je vous suis fort obligée pour le temps et les efforts que vous me consacrez et accepte avec joie votre offre. Je serai de retour demain."
Sur ces propos, Marie prit congé de son hôte.
Le soir même à l'auberge, elle raconta à Drake ses négociations avec M. de la Salle. De son côté, son ami l'informa qu'il avait été engagé chez un maréchal-ferrant.
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