L'école des princesses : chapitre 43

43) Marie violée

Après quelques minutes, les deux jeunes filles virent la porte de la chambre s'ouvrir, et le seigneur en sortir, vêtu uniquement d'un haut de chausses. Il demanda à la jeune paysanne qui accompagnait Marie de le rejoindre sur-le-champ. La jeune fille, paralysée par la peur, n'osait faire un mouvement. Furieux de n'être point obéi, Gaston de Viersoul se rapprocha de la malheureuse, la saisit par le bras, et l'entraîna avec lui dans sa chambre, qu'il ferma ensuite de l'intérieur.

Seule dans l'antichambre, Marie gardait le silence et tentait de percevoir tous les bruits et paroles parvenant de la chambre. Elle put distinguer la voix suppliante de la pauvre paysanne qui semblait demander grâce, mais lorsqu'elle percevait la voix du seigneur, celle-ci ne semblait exprimer que la colère et la cruauté. Peu après, Marie entendit des cris aigus :
-"NON, NON, PITIE, NOOON " hurlait la malheureuse
 - "SILENCE, SALE PUTAIN" répondait le méchant homme.

Horrifiée, Marie tenta de s'approcher de la sortie de l'antichambre, mais la porte était fermée. De plus, la jeune fille savait que si elle tentait de l'ouvrir, elle devrait alors échapper aux gardes. Par ailleurs, même dans l'éventualité qu'elle réussissât à s'enfuir, Marie craignait que la Francine et sa famille subissent les représailles du seigneur. Aussi, résignée, la jeune fille se dirigea à nouveau vers la chambre.

Bientôt, celle-ci s'ouvrit, et le seigneur en chassa la pauvre paysanne, qui n'avait même plus de drap pour se couvrir. L'homme brutal appela Marie, qui entra à son tour dans la chambre, laissant sa pauvre compagne nue, prostrée sur le sol, en pleurs. Dès que la porte fut refermée, la jeune fille reçut l'ordre de se dénuder. Marie laissa tomber son drap, et, pendant quelques instants, Gaston de Viersoul regarda le corps nu de la jeune fille avec attention. Rapidement, le visage de cet homme exprima une excitation bestiale, ce qui suscita un mélange d'horreur et de dégoût chez la jeune fille:
"Voilà de la chair bien fraîche dit-il; je vais avoir bien du plaisir à la savourer"
Et le seigneur se rapprocha d'elle, et commença à la toucher : de ses deux mains, il lui saisit ses seins nus qu'il palpa pendant quelque temps . Figée par la peur et la gêne, Marie n'osait empêcher le méchant homme d'agir à sa guise. Bientôt, il lui palpa les fesses, tout en la serrant contre lui de son autre bras, forçant la jeune fille à sentir son corps sale et nauséabond. Ensuite, la brute la frappa et la gifla, semblant prendre du plaisir à entendre les cris de douleur de sa victime. Puis, l'ignoble individu la poussa violemment  sur son lit, et Marie le vit retirer son haut de chausse et aperçut avec horreur la nudité du seigneur et l'excitation lubrique qu'elle exprimait. Instinctivement, Marie serra ses jambes l'une contre l'autre. Furieux, l'homme cruel lui ordonna en hurlant:
"OUVRE TES JAMBES, SALE GUEUSE, QUE MON EPEE ENTRE DANS TON JOLI FOURREAU"
Et comme Marie maintenait ses jambes serrées, son agresseur s'en saisit pour les écarter. Immédiatement après, la jeune fille ressentit un choc douloureux  au moment où il entra en elle. Pendant qu'il la pénétrait, le seigneur lui maintenait les bras écartés sur le lit, l'écrasait de son corps lourd et crasseux et l'injuriait "T'AIMES BIEN CA, HEIN, TRAINEE? T'EN VEUX ENCORE, N'EST CE PAS, RIBAUDE?". Bien que Marie souffrit de tout son être, elle se refusa à lui répondre ou à le supplier, consciente que cela ne ferait qu'amplifier le plaisir de son violeur. Enfin, après de longues minutes qui parurent une éternité à la malheureuse jeune fille, le seigneur semblait avoir satisfait ses immondes désirs, et se releva. Ensuite, il attrapa Marie et la chassa de sa chambre. Après s'être revêtu de son haut de chausses et d'une tunique, le méchant noble appela les gardes.
" Gardes, saisissez ces gueuses, et faites les sortir de mon château avec leurs misérables hardes"
- A vois ordres, Messire"

Les soldats saisirent brutalement les jeunes filles, et les forcèrent à descendre l'escalier où un autre garde leur jeta leurs habits, et les forcèrent à se revêtir rapidement. Ensuite, elles furent brutalement expulsées du fort. Dès qu'elles furent sorties du château, Marie et sa compagne d'infortune coururent pour s'éloigner au plus vite du site de leur supplice, mais bientôt, sous l'effet de la fatigue, elles furent forcées de passer à la marche. Encore sous le choc de leur agression, les malheureuses ne parvenaient pas à échanger une parole tandis qu'elles retournaient vers leur village respectif. Après deux heures de marche, Marie se sépara de sa compagne, qui se dirigea vers sa maison. Le soleil allait se coucher quand la jeune fille rejoignit enfin à la ferme. La Francine  avait déjà appris par l'Antoine la mésaventure de Marie, et ne savait que trop bien les souffrances qu'elle avait endurées ; aussi, elle garda le silence à son arrivée, et pas une parole ne fut prononcée pendant le souper. Cependant, juste avant le coucher, la Francine s'adressa à voix très basse à Marie afin qu'elle seule puisse l'entendre :
"D'main matin, viens avec moi quand j'irai aux champs ; on pourra causer, toi et moi, sans qu'les autres entendent
- Merci bonne mère "
Puis, Marie se mit au lit, mais, accablée par la souffrance, elle pleura au moins une heure avant de pouvoir enfin parvenir à s'endormir.

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