L'école des princesses : chapitre 42
42) Au château du seigneur
Après leur entrée dans le château, Marie, sa compagne et leur sinistre escorte traversèrent la cour et s'arrêtèrent devant le donjon, où deux hommes attendaient. Le premier, de grande taille, encore jeune, aux cheveux châtain foncé, au visage allongé et anguleux, vêtu de riches vêtements de couleurs vives, était le seigneur local. A ses côtés, vêtus d'habits plus modestes de serviteur, Marie reconnut avec horreur le jeune homme spirituel avec qui elle avait fait connaissance pendant la fête.
"Messire, annonça le chef des gardes, comme vous nous l'avez ordonné, nous amenons les deux manantes dont vous désiriez la présence. Maraudes, on se baisse devant le seigneur Gaston de Viersoul. "
Marie et sa malheureuse compagne furent forcées de se mettre à genoux.
"Merci, capitaine", répondit le sire de Viersoul
"Alors, Maître, commença d'une voix obséquieuse le jeune serviteur ; n'est il pas vrai que ces donzelles sont aussi belles et attirantes que je vous les avais décrites?
- Silence, drôle, et laisse moi en juger par mes propres yeux" rétorqua son maître.
Celui-ci s'approcha des deux jeunes filles, leur ordonna de se relever, puis les toisa toutes deux de la tête aux pieds, de face, de dos et de profil. Marie ressentait une très profonde gêne en observant cet homme l'inspecter comme une bête qui serait vendue au marché. Puis, le seigneur retourna vers son jeune valet et lui dit :
"Je dois reconnaître que tu ne m'avais pas menti : ces filles semblent bien mignonnes, et fort à mon goût ; je pense que je prendrai bien du plaisir avec elles. Tu as fait du bon travail, et ta récompense sera à la hauteur des délices que je tirerai d'elles
-Oh, merci, Maître" se réjouit l'infâme sbire, qui se retira.
"Gardes, ordonna le seigneur, qu'on emmène ces manantes, et qu'on les prépare, car nulle fille ne pénètre dans mes appartements privés si elle ne montre une tenue et une toilette digne de l'honneur qui lui est accordé. Qu'elles soient prêtes dans deux heures
- A vos ordres, Messire"
Tandis qu'elle était conduite avec la jeune paysanne à l'intérieur du donjon, Marie ne réalisait que trop bien l'atroce dessein du seigneur, qui les avait amenées dans l'unique but d'assouvir à leurs dépens ses pulsions libidineuses et ses immondes désirs. Elle s'en était douté au moment de sa rencontre avec sa compagne d'infortune, mais à ce moment, elle refusait encore d'accepter l'horrible vérité, et cela d'autant plus qu'aucune loi du royaume n'autorisait les nobles à se comporter ainsi avec leurs vassaux. Et pourtant, ce noble félon la traitait, ainsi que l'autre jeune fille, comme sa propriété personnelle, dont il pouvait profiter en ne suivant que l'unique règle de son bon plaisir. Et pour parvenir à ses fins, il avait envoyé ce serviteur au village qui, tirant parti d'un physique avantageux, repérait les jeunes filles les plus susceptibles de satisfaire les appétits de son maître.
Bientôt, les deux femmes entrèrent dans une pièce où des servantes du palais les dévêtirent, les lavèrent des pieds à la tête, les coiffèrent et les parfumèrent. Certaines servantes, en particulier les plus jeunes, conscientes du triste destin qui les attendait, tentaient de les réconforter par des mots consolateurs, mais la plupart gardaient le silence pendant leur tâche et un visage fermé et dur. Ensuite, Marie et sa compagne furent escortées par trois gardes, uniquement vêtues d'une pièce de drap avec laquelle elles tentèrent autant que possible de protéger leur pudeur. Elles furent forcées de grimper le long escalier du donjon jusqu'au dernier étage, où se situaient les appartements du maître des lieux. Enfin, les jeunes filles entrèrent dans une antichambre, qui menait à la chambre du seigneur, et dont l'unique autre issue, celle par laquelle elles étaient arrivées, fut immédiatement fermée et solidement gardée par deux sentinelles. Incapables de pouvoir échapper à leur sort, les malheureuses attendirent debout, tremblant de froid et de peur, la suite de leur supplice.
Après leur entrée dans le château, Marie, sa compagne et leur sinistre escorte traversèrent la cour et s'arrêtèrent devant le donjon, où deux hommes attendaient. Le premier, de grande taille, encore jeune, aux cheveux châtain foncé, au visage allongé et anguleux, vêtu de riches vêtements de couleurs vives, était le seigneur local. A ses côtés, vêtus d'habits plus modestes de serviteur, Marie reconnut avec horreur le jeune homme spirituel avec qui elle avait fait connaissance pendant la fête.
"Messire, annonça le chef des gardes, comme vous nous l'avez ordonné, nous amenons les deux manantes dont vous désiriez la présence. Maraudes, on se baisse devant le seigneur Gaston de Viersoul. "
Marie et sa malheureuse compagne furent forcées de se mettre à genoux.
"Merci, capitaine", répondit le sire de Viersoul
"Alors, Maître, commença d'une voix obséquieuse le jeune serviteur ; n'est il pas vrai que ces donzelles sont aussi belles et attirantes que je vous les avais décrites?
- Silence, drôle, et laisse moi en juger par mes propres yeux" rétorqua son maître.
Celui-ci s'approcha des deux jeunes filles, leur ordonna de se relever, puis les toisa toutes deux de la tête aux pieds, de face, de dos et de profil. Marie ressentait une très profonde gêne en observant cet homme l'inspecter comme une bête qui serait vendue au marché. Puis, le seigneur retourna vers son jeune valet et lui dit :
"Je dois reconnaître que tu ne m'avais pas menti : ces filles semblent bien mignonnes, et fort à mon goût ; je pense que je prendrai bien du plaisir avec elles. Tu as fait du bon travail, et ta récompense sera à la hauteur des délices que je tirerai d'elles
-Oh, merci, Maître" se réjouit l'infâme sbire, qui se retira.
"Gardes, ordonna le seigneur, qu'on emmène ces manantes, et qu'on les prépare, car nulle fille ne pénètre dans mes appartements privés si elle ne montre une tenue et une toilette digne de l'honneur qui lui est accordé. Qu'elles soient prêtes dans deux heures
- A vos ordres, Messire"
Tandis qu'elle était conduite avec la jeune paysanne à l'intérieur du donjon, Marie ne réalisait que trop bien l'atroce dessein du seigneur, qui les avait amenées dans l'unique but d'assouvir à leurs dépens ses pulsions libidineuses et ses immondes désirs. Elle s'en était douté au moment de sa rencontre avec sa compagne d'infortune, mais à ce moment, elle refusait encore d'accepter l'horrible vérité, et cela d'autant plus qu'aucune loi du royaume n'autorisait les nobles à se comporter ainsi avec leurs vassaux. Et pourtant, ce noble félon la traitait, ainsi que l'autre jeune fille, comme sa propriété personnelle, dont il pouvait profiter en ne suivant que l'unique règle de son bon plaisir. Et pour parvenir à ses fins, il avait envoyé ce serviteur au village qui, tirant parti d'un physique avantageux, repérait les jeunes filles les plus susceptibles de satisfaire les appétits de son maître.
Bientôt, les deux femmes entrèrent dans une pièce où des servantes du palais les dévêtirent, les lavèrent des pieds à la tête, les coiffèrent et les parfumèrent. Certaines servantes, en particulier les plus jeunes, conscientes du triste destin qui les attendait, tentaient de les réconforter par des mots consolateurs, mais la plupart gardaient le silence pendant leur tâche et un visage fermé et dur. Ensuite, Marie et sa compagne furent escortées par trois gardes, uniquement vêtues d'une pièce de drap avec laquelle elles tentèrent autant que possible de protéger leur pudeur. Elles furent forcées de grimper le long escalier du donjon jusqu'au dernier étage, où se situaient les appartements du maître des lieux. Enfin, les jeunes filles entrèrent dans une antichambre, qui menait à la chambre du seigneur, et dont l'unique autre issue, celle par laquelle elles étaient arrivées, fut immédiatement fermée et solidement gardée par deux sentinelles. Incapables de pouvoir échapper à leur sort, les malheureuses attendirent debout, tremblant de froid et de peur, la suite de leur supplice.
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