L'école des princesses : chapitre 41
41) Marie emmenée par les gardes
Le matin du troisième jour qui suivit la fête, alors que Francine était déjà partie aux champs, Marie entendit frapper la porte de coups répétés et insistants ainsi qu'une voix masculine grave crier d'un ton menaçant :
"Ouvrez cette porte, au nom du seigneur"
Marie ouvrit promptement la porte, et se retrouva face à un homme de grande taille, fort imposant, vêtu d'une armure et lourdement armé et dont le visage couvert d'une abondante barbe noire révélait un caractère dur et sans pitié. Il était accompagné de trois autres hommes en armes à cheval, qui étaient postés devant la ferme. La jeune fille comprit rapidement que ces visiteurs inattendus appartenaient à la garde du seigneur local, et que dans ces circonstances, une attitude conciliante s'imposait. Aussi, Marie leur demanda d'une voix calme :
"Bonjour messeigneurs, quel est l'objet de votre visite?
- Femme, suis nous sur le champ, au nom de notre seigneur , répondit brusquement le garde barbu
- Vous suivre? De quoi s'agit il? Qu'ai-je fait de mal?
- Ca suffit, obéis et pas de questions ni de protestations, car si tu refusais de nous suivre, ce serait un acte de rébellion face au seigneur, et toute résistance serait durement punie. Et sache que tu ne serais pas la seule à subir le châtiment, mais que tous les habitants de cette maison souffriraient à cause de ton insoumission."
Marie tourna ses yeux vers l'intérieur de la ferme et vit la peur dans le visage des enfants et de l'Antoine face à ces hommes armés et brutaux, et, craignant qu'ils ne subissent les conséquences d'une quelconque résistance de sa part, elle se résigna à suivre les gardes sans plus de protestations. Bientôt, le groupe suivit un chemin qui traversait la campagne, Marie marchant à pied, entourée des quatre gardes à cheval. Après une demi-heure de marche, ils furent bientôt rejoints par d'autres gardes qui venaient du village voisin et emmenaient une jeune paysanne. La pauvre fille était un peu plus jeune que Marie, mince et jolie, mais ses traits étaient déformés par la terreur et l'angoisse. Bientôt, les deux femmes marchèrent côte à côte, sous la surveillance des gardes. Pendant le trajet, Marie tenta d'engager la conversation avec sa compagne d'infortune, mais celle-ci, paralysée par la présence de tous ces hommes armés, gardait obstinément le silence, de peur de représailles. En revanche, les cavaliers n'hésitaient pas à tourmenter de leurs propos moqueurs et obscènes leurs captives, les menaçant à plusieurs reprises d'abuser d'elles, et leur âme cruelle et sauvage semblait jouir de leur souffrance et de leur détresse. Enfin, après deux heures de marche, le groupe atteignit un château de pierre, entouré d'un fossé de dix pieds de profondeur. Le garde à la barbe noire, qui était le chef de la troupe, héla un soldat au sommet des remparts, et exigea qu'il leur ouvre le passage sur le champ. Quelques instants plus tard, le pont-levis fut abaissé, et tous entrèrent à l'intérieur du fort.
Le matin du troisième jour qui suivit la fête, alors que Francine était déjà partie aux champs, Marie entendit frapper la porte de coups répétés et insistants ainsi qu'une voix masculine grave crier d'un ton menaçant :
"Ouvrez cette porte, au nom du seigneur"
Marie ouvrit promptement la porte, et se retrouva face à un homme de grande taille, fort imposant, vêtu d'une armure et lourdement armé et dont le visage couvert d'une abondante barbe noire révélait un caractère dur et sans pitié. Il était accompagné de trois autres hommes en armes à cheval, qui étaient postés devant la ferme. La jeune fille comprit rapidement que ces visiteurs inattendus appartenaient à la garde du seigneur local, et que dans ces circonstances, une attitude conciliante s'imposait. Aussi, Marie leur demanda d'une voix calme :
"Bonjour messeigneurs, quel est l'objet de votre visite?
- Femme, suis nous sur le champ, au nom de notre seigneur , répondit brusquement le garde barbu
- Vous suivre? De quoi s'agit il? Qu'ai-je fait de mal?
- Ca suffit, obéis et pas de questions ni de protestations, car si tu refusais de nous suivre, ce serait un acte de rébellion face au seigneur, et toute résistance serait durement punie. Et sache que tu ne serais pas la seule à subir le châtiment, mais que tous les habitants de cette maison souffriraient à cause de ton insoumission."
Marie tourna ses yeux vers l'intérieur de la ferme et vit la peur dans le visage des enfants et de l'Antoine face à ces hommes armés et brutaux, et, craignant qu'ils ne subissent les conséquences d'une quelconque résistance de sa part, elle se résigna à suivre les gardes sans plus de protestations. Bientôt, le groupe suivit un chemin qui traversait la campagne, Marie marchant à pied, entourée des quatre gardes à cheval. Après une demi-heure de marche, ils furent bientôt rejoints par d'autres gardes qui venaient du village voisin et emmenaient une jeune paysanne. La pauvre fille était un peu plus jeune que Marie, mince et jolie, mais ses traits étaient déformés par la terreur et l'angoisse. Bientôt, les deux femmes marchèrent côte à côte, sous la surveillance des gardes. Pendant le trajet, Marie tenta d'engager la conversation avec sa compagne d'infortune, mais celle-ci, paralysée par la présence de tous ces hommes armés, gardait obstinément le silence, de peur de représailles. En revanche, les cavaliers n'hésitaient pas à tourmenter de leurs propos moqueurs et obscènes leurs captives, les menaçant à plusieurs reprises d'abuser d'elles, et leur âme cruelle et sauvage semblait jouir de leur souffrance et de leur détresse. Enfin, après deux heures de marche, le groupe atteignit un château de pierre, entouré d'un fossé de dix pieds de profondeur. Le garde à la barbe noire, qui était le chef de la troupe, héla un soldat au sommet des remparts, et exigea qu'il leur ouvre le passage sur le champ. Quelques instants plus tard, le pont-levis fut abaissé, et tous entrèrent à l'intérieur du fort.
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