L'école des princesses : chapitre 37
37) La fête du village
Les jours, puis les semaines passèrent. Marie commençait à s'habituer au rythme de travail de la ferme, et cela d'autant plus que l'Antoine, avec le temps et la progression de sa guérison, lui apportait de plus en plus d'aide. Ainsi, grâce à leur travail d'équipe, la laine fut prête pour l'étape de filage à peine deux semaines après la tonte des brebis. Marie y consacra tout le temps que ses tâches d'entretien de la ferme lui permettait. Tous les soirs, la Francine surveillait le travail de la jeune fille, lui apportant des conseils afin qu'elle améliore la qualité de son ouvrage. Mais dans l'ensemble, la paysanne montrait sa satisfaction dans la progression du travail, et estimait que la laine serait prête dans les délais pour le grand marché de l'été, au cours duquel elle serait vendue.
Un soir, la Francine annonça à Marie qu'au cours des prochains jours, elle devrait consacrer du temps pour les préparatifs de la fête du village. Celle-ci se déroulait le premier jour de l'été, juste avant les fenaisons. Celle-ci constituait un évènement important, en particulier car elle offrait une rare opportunité aux habitants du village et des fermes voisines de se rencontrer en dehors du travail. Marie montra un profond enthousiasme à la perspective de cette fête, car, à l'exception des commerçants qu'elle rencontrait régulièrement tels que le meunier, elle n'avait que eu que peu d'occasions de faire connaissance avec les habitants depuis son arrivée à la ferme. La Francine lui avait raconté la fête de l'année précédente, au cours de laquelle le grand banquet et le bal populaire avaient constitué les moments les plus mémorables. Chaque habitant apportait sa part au grand repas, qui comprenait un grand plat de viandes, des fromages, des gâteaux aux fruits et au miel et, bien entendu, beaucoup de bière, denrées qui n'étaient consommées que fort rarement au cours de l'année. De plus, tous mettaient leurs talents au service des festivités : ceux qui savaient jouer d'un instrument de musique se préparaient pour accompagner le grand bal, d'autres préparaient des numéros de jonglerie ou d'équilibrisme, d'autres organisaient des jeux. Le Conseil du village devait se réunir dans trois jours pour l'organisation de la fête.
"- Bonne mère, j'ai tellement hâte d'être à cette fête : cela fait longtemps que je n'ai pas eu l'occasion de m'amuser un peu
- J'te comprends si bien, Marie ; y a qu'pendant ces fêtes qu'on oublie un peu qu'la vie c'est dur. En plus tu sais, y des années, c'est pendant la fête de l'été que j'ai rencontré mon homme. Mais dis moi, tu sais c'que tu vas cuisiner pour la fête, Marie?
- Je pensais préparer une pâtisserie ; j'ai travaillé il y a quelques années dans une boulangerie, et j'ai eu l'occasion d'y apprendre quelques recettes.
- C't'une bonne idée; en plus, y a aussi les recettes que j'sais faire, et on pourra décider toutes les deux. Pour les ingrédients, on pourra voir ça au Conseil du village. Mais y a pas qu'le banquet, y aussi l'amusement. Tu sais c'que tu vas faire?
- J'avais une idée, bonne mère; grâce à mon expérience de théâtre, je connais beaucoup de légendes ; je pensais les raconter aux enfants afin de les émerveiller, et pourquoi pas les faire jouer avec moi les personnages de mes histoires.
- J'sais pas si ça va plaire. Avant que j'sois d'accord, faudrait que j'voie si déjà ça va déjà amuser mes mômes. Demain, après l'souper, tu m'montreras c'que tu sais faire. D'toute façon, faut qu'tout soit décidé avant le conseil. Si ton numéro m'plaît je le proposerai. Sinon, faudra qu'tu trouves aut' chose.
- Entendu; mais je suis sûre que mon idée va bien vous divertir "
Les jours, puis les semaines passèrent. Marie commençait à s'habituer au rythme de travail de la ferme, et cela d'autant plus que l'Antoine, avec le temps et la progression de sa guérison, lui apportait de plus en plus d'aide. Ainsi, grâce à leur travail d'équipe, la laine fut prête pour l'étape de filage à peine deux semaines après la tonte des brebis. Marie y consacra tout le temps que ses tâches d'entretien de la ferme lui permettait. Tous les soirs, la Francine surveillait le travail de la jeune fille, lui apportant des conseils afin qu'elle améliore la qualité de son ouvrage. Mais dans l'ensemble, la paysanne montrait sa satisfaction dans la progression du travail, et estimait que la laine serait prête dans les délais pour le grand marché de l'été, au cours duquel elle serait vendue.
Un soir, la Francine annonça à Marie qu'au cours des prochains jours, elle devrait consacrer du temps pour les préparatifs de la fête du village. Celle-ci se déroulait le premier jour de l'été, juste avant les fenaisons. Celle-ci constituait un évènement important, en particulier car elle offrait une rare opportunité aux habitants du village et des fermes voisines de se rencontrer en dehors du travail. Marie montra un profond enthousiasme à la perspective de cette fête, car, à l'exception des commerçants qu'elle rencontrait régulièrement tels que le meunier, elle n'avait que eu que peu d'occasions de faire connaissance avec les habitants depuis son arrivée à la ferme. La Francine lui avait raconté la fête de l'année précédente, au cours de laquelle le grand banquet et le bal populaire avaient constitué les moments les plus mémorables. Chaque habitant apportait sa part au grand repas, qui comprenait un grand plat de viandes, des fromages, des gâteaux aux fruits et au miel et, bien entendu, beaucoup de bière, denrées qui n'étaient consommées que fort rarement au cours de l'année. De plus, tous mettaient leurs talents au service des festivités : ceux qui savaient jouer d'un instrument de musique se préparaient pour accompagner le grand bal, d'autres préparaient des numéros de jonglerie ou d'équilibrisme, d'autres organisaient des jeux. Le Conseil du village devait se réunir dans trois jours pour l'organisation de la fête.
"- Bonne mère, j'ai tellement hâte d'être à cette fête : cela fait longtemps que je n'ai pas eu l'occasion de m'amuser un peu
- J'te comprends si bien, Marie ; y a qu'pendant ces fêtes qu'on oublie un peu qu'la vie c'est dur. En plus tu sais, y des années, c'est pendant la fête de l'été que j'ai rencontré mon homme. Mais dis moi, tu sais c'que tu vas cuisiner pour la fête, Marie?
- Je pensais préparer une pâtisserie ; j'ai travaillé il y a quelques années dans une boulangerie, et j'ai eu l'occasion d'y apprendre quelques recettes.
- C't'une bonne idée; en plus, y a aussi les recettes que j'sais faire, et on pourra décider toutes les deux. Pour les ingrédients, on pourra voir ça au Conseil du village. Mais y a pas qu'le banquet, y aussi l'amusement. Tu sais c'que tu vas faire?
- J'avais une idée, bonne mère; grâce à mon expérience de théâtre, je connais beaucoup de légendes ; je pensais les raconter aux enfants afin de les émerveiller, et pourquoi pas les faire jouer avec moi les personnages de mes histoires.
- J'sais pas si ça va plaire. Avant que j'sois d'accord, faudrait que j'voie si déjà ça va déjà amuser mes mômes. Demain, après l'souper, tu m'montreras c'que tu sais faire. D'toute façon, faut qu'tout soit décidé avant le conseil. Si ton numéro m'plaît je le proposerai. Sinon, faudra qu'tu trouves aut' chose.
- Entendu; mais je suis sûre que mon idée va bien vous divertir "
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