L'école des princesses : chapitre 6
6) Dans l'antre du dragon
Peu après avoir pénétré dans la caverne, le dragon et la princesse virent la galerie de celle-ci devenir plus étroite : afin de pouvoir continuer leur route, le monstre reprit forme humaine, et tous deux purent continuer leur chemin. Afin de pouvoir d'éclairer, le dragon avait préparé des torches qu'il alluma par son souffle de feu. Après quelques minutes de marche, le duo sembla être arrivé à une impasse ; mais, le dragon/sorcier, après avoir prononcé quelques paroles évoquant une formule magique, déplaça un mur de roches qui dévoila un nouveau passage souterrain, qu'ils suivirent après que l'étrange créature ait refermé derrière lui par une nouvelle incantation. Dans ce souterrain, la princesse ressentit une influence magique qui la fascinait,tout en l'effrayant aussi quelque peu. Après quelques minutes de marche, les deux compagnons arrivèrent dans une vaste chambre souterraine qui était, sans nul doute, le lieu de résidence du dragon.
Pendant tout ce périple, la princesse fut profondément partagée sur ce qu'elle éprouvait vis à vis de l'étrange créature. D'une part elle était furieuse contre lui à cause des souffrances qu'ils avait causées d'abord à elle-même, et en particulier la terreur qu'elle avait endurée au cours des dernières heures face à la perspective de la mort, mais aussi à ses parents et à ses sujets. Mais d'autre part, elle reconnaissait que le dragon avait mieux compris que quiconque ses plus profonds désirs : sa soif d'apprendre, sa curiosité, son désir de découvrir elle-même ce qu'elle souhaitait faire de sa vie. Elle s'était souvent considérée comme prisonnière de son statut de princesse, qui impliquait trop souvent que d'autres allaient décider de sa vie sans tenir compte de son opinion. Or, sous forme humaine, le dragon lui avait décrit la vie dont elle rêvait, et il semblait vouloir lui offrir la chance d'en faire une réalité. Aussi, sa curiosité l'emporta sur sa colère, et elle ne pouvait attendre de s'entretenir plus longuement avec l'étrange créature qui semblait tant la connaître sans l'avoir jamais rencontrée.
Une fois arrivés dans la chambre souterraine, le dragon fit apparaître par magie deux sièges, et signifia à la princesse de s'asseoir. Après d'être installé à son tour, il commença en ces termes :
"Madame, bienvenue dans ma demeure. Vous êtes la première personne à pénétrer chez moi, dans cette grotte qui, pour tout autre, s'interrompt près du mur rocheux que j'ai déplacé par magie tantôt, et qui me permet de pouvoir me reposer sans craindre toute intrusion indésirable.
Officiellement, vous êtes ma captive ; et, dans cet esprit, je vais transmettre un message par télépathie à vos parents pour leur apprendre que vous êtes saine et sauve, mais néanmoins ma prisonnière. Ils sauront aussi que tant que vous serez ma captive, leur royaume sera épargné. Ainsi, malgré leur peine, ils pourront conserver un peu d'espoir.
- Même si je sais que cela ne pourra faire revenir la joie chez mes parents, me savoir vivante atténuera leur chagrin. Je vous en prie, envoyez ce message ; cela dit, vous me dites que je suis votre prisonnière? Cela ne ressemble guère à ce dont vous m'avez entretenu tout à l'heure.
- J'ai dit "officiellement" ; en tant que princesse, vous êtes captive, et cela pour une durée indéterminée ; paradoxalement, en tant que prisonnière, vous êtes libérée de toutes les obligations qui incombent à votre rang. De même que j'ai dû prendre forme humaine pour pouvoir parcourir le pays et interagir avec ses habitants, vous devrez aussi prendre une nouvelle identité si vous souhaitez faire de même. J'ai la possibilité de vous fournir cette nouvelle apparence, par ma magie. Mais avant cela, je dois m'assurer que vous êtes prête à suivre la voie que je vous propose. C'est un chemin qui comprend bien des épreuves et des difficultés, mais en même temps, qui vous apportera des trésors que ni les richesses de vos parents, ni ma propre magie ne peuvent vous offrir. Si vous refusez, vous resterez dans cette caverne comme ma captive.
- Si la voie de la connaissance était aisée, elle ne serait pas intéressante à suivre. Mes précepteurs au palais m'ont fait travailler dur pour que j'apprenne leurs leçons et je leur serai toujours reconnaissance de m'avoir forcée à lutter contre la tentation de l'oisiveté, et de m'avoir donné le goût de l'effort. Aussi, je me sens prête à continuer mon apprentissage, quelles que soient les difficultés qui m'attendent.
- Je n'en attendais pas moins de vous, et je serai heureux de vous aider dans cette noble entreprise. Nous pourront commencer dès que j'aurai envoyé le message à vos parents ; et votre première tâche sera de m'aider à trouver les mots les plus justes et les plus appropriés pour diminuer leur peine".
La princesse et le dragon se mirent rapidement d'accord dans la formulation du message qui sera transmis au roi et à la reine. Ceux-ci étaient rongés par le chagrin dans le palais ; aussi, lorsqu'ils découvrirent par le message télépathique que leur fille était vivante et en bonne santé, bien que prisonnière du dragon, ils ressentirent un grand soulagement, car ils pouvaient encore garder l'espoir de revoir leur fille un jour. Bien sûr, ils souffraient de savoir leur fille captive d'un tel monstre, mais ils savaient aussi que la princesse avait accepté ce choix pour le bien de leur royaume et de leur sujets, et la force et le courage de leur fille apportaient une grande fierté dans leur coeur meurtri. Le couple royal savait aussi que leur fille les aimait, car il était évident que c'est elle qui demanda au monstre de leur transmettre ce message consolateur, et cette pensée leur apporta bien du réconfort. Le roi, qui avait perdu tout intérêt à la vie et ne s'occupait plus de la gestion de son royaume, comprit qu'il ne pouvait se laisser dévorer par le désespoir, alors que sa fille lui montrait un tel exemple de courage et de fermeté, et rapidement, avec le soutien de la reine, se montra à nouveau digne de son rôle de souverain.
Peu après avoir pénétré dans la caverne, le dragon et la princesse virent la galerie de celle-ci devenir plus étroite : afin de pouvoir continuer leur route, le monstre reprit forme humaine, et tous deux purent continuer leur chemin. Afin de pouvoir d'éclairer, le dragon avait préparé des torches qu'il alluma par son souffle de feu. Après quelques minutes de marche, le duo sembla être arrivé à une impasse ; mais, le dragon/sorcier, après avoir prononcé quelques paroles évoquant une formule magique, déplaça un mur de roches qui dévoila un nouveau passage souterrain, qu'ils suivirent après que l'étrange créature ait refermé derrière lui par une nouvelle incantation. Dans ce souterrain, la princesse ressentit une influence magique qui la fascinait,tout en l'effrayant aussi quelque peu. Après quelques minutes de marche, les deux compagnons arrivèrent dans une vaste chambre souterraine qui était, sans nul doute, le lieu de résidence du dragon.
Pendant tout ce périple, la princesse fut profondément partagée sur ce qu'elle éprouvait vis à vis de l'étrange créature. D'une part elle était furieuse contre lui à cause des souffrances qu'ils avait causées d'abord à elle-même, et en particulier la terreur qu'elle avait endurée au cours des dernières heures face à la perspective de la mort, mais aussi à ses parents et à ses sujets. Mais d'autre part, elle reconnaissait que le dragon avait mieux compris que quiconque ses plus profonds désirs : sa soif d'apprendre, sa curiosité, son désir de découvrir elle-même ce qu'elle souhaitait faire de sa vie. Elle s'était souvent considérée comme prisonnière de son statut de princesse, qui impliquait trop souvent que d'autres allaient décider de sa vie sans tenir compte de son opinion. Or, sous forme humaine, le dragon lui avait décrit la vie dont elle rêvait, et il semblait vouloir lui offrir la chance d'en faire une réalité. Aussi, sa curiosité l'emporta sur sa colère, et elle ne pouvait attendre de s'entretenir plus longuement avec l'étrange créature qui semblait tant la connaître sans l'avoir jamais rencontrée.
Une fois arrivés dans la chambre souterraine, le dragon fit apparaître par magie deux sièges, et signifia à la princesse de s'asseoir. Après d'être installé à son tour, il commença en ces termes :
"Madame, bienvenue dans ma demeure. Vous êtes la première personne à pénétrer chez moi, dans cette grotte qui, pour tout autre, s'interrompt près du mur rocheux que j'ai déplacé par magie tantôt, et qui me permet de pouvoir me reposer sans craindre toute intrusion indésirable.
Officiellement, vous êtes ma captive ; et, dans cet esprit, je vais transmettre un message par télépathie à vos parents pour leur apprendre que vous êtes saine et sauve, mais néanmoins ma prisonnière. Ils sauront aussi que tant que vous serez ma captive, leur royaume sera épargné. Ainsi, malgré leur peine, ils pourront conserver un peu d'espoir.
- Même si je sais que cela ne pourra faire revenir la joie chez mes parents, me savoir vivante atténuera leur chagrin. Je vous en prie, envoyez ce message ; cela dit, vous me dites que je suis votre prisonnière? Cela ne ressemble guère à ce dont vous m'avez entretenu tout à l'heure.
- J'ai dit "officiellement" ; en tant que princesse, vous êtes captive, et cela pour une durée indéterminée ; paradoxalement, en tant que prisonnière, vous êtes libérée de toutes les obligations qui incombent à votre rang. De même que j'ai dû prendre forme humaine pour pouvoir parcourir le pays et interagir avec ses habitants, vous devrez aussi prendre une nouvelle identité si vous souhaitez faire de même. J'ai la possibilité de vous fournir cette nouvelle apparence, par ma magie. Mais avant cela, je dois m'assurer que vous êtes prête à suivre la voie que je vous propose. C'est un chemin qui comprend bien des épreuves et des difficultés, mais en même temps, qui vous apportera des trésors que ni les richesses de vos parents, ni ma propre magie ne peuvent vous offrir. Si vous refusez, vous resterez dans cette caverne comme ma captive.
- Si la voie de la connaissance était aisée, elle ne serait pas intéressante à suivre. Mes précepteurs au palais m'ont fait travailler dur pour que j'apprenne leurs leçons et je leur serai toujours reconnaissance de m'avoir forcée à lutter contre la tentation de l'oisiveté, et de m'avoir donné le goût de l'effort. Aussi, je me sens prête à continuer mon apprentissage, quelles que soient les difficultés qui m'attendent.
- Je n'en attendais pas moins de vous, et je serai heureux de vous aider dans cette noble entreprise. Nous pourront commencer dès que j'aurai envoyé le message à vos parents ; et votre première tâche sera de m'aider à trouver les mots les plus justes et les plus appropriés pour diminuer leur peine".
La princesse et le dragon se mirent rapidement d'accord dans la formulation du message qui sera transmis au roi et à la reine. Ceux-ci étaient rongés par le chagrin dans le palais ; aussi, lorsqu'ils découvrirent par le message télépathique que leur fille était vivante et en bonne santé, bien que prisonnière du dragon, ils ressentirent un grand soulagement, car ils pouvaient encore garder l'espoir de revoir leur fille un jour. Bien sûr, ils souffraient de savoir leur fille captive d'un tel monstre, mais ils savaient aussi que la princesse avait accepté ce choix pour le bien de leur royaume et de leur sujets, et la force et le courage de leur fille apportaient une grande fierté dans leur coeur meurtri. Le couple royal savait aussi que leur fille les aimait, car il était évident que c'est elle qui demanda au monstre de leur transmettre ce message consolateur, et cette pensée leur apporta bien du réconfort. Le roi, qui avait perdu tout intérêt à la vie et ne s'occupait plus de la gestion de son royaume, comprit qu'il ne pouvait se laisser dévorer par le désespoir, alors que sa fille lui montrait un tel exemple de courage et de fermeté, et rapidement, avec le soutien de la reine, se montra à nouveau digne de son rôle de souverain.
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