L'école des princesses : chapitre 27
27) Nouveau projet de pièce et invitation au palais
Après cette mémorable journée, Marie se sentit enfin plus sereine et put profiter des joies de la capitale. Elle était si heureuse de jouer dans le plus grand et plus beau théâtre du royaume, sur cette immense scène, et devant un public aussi nombreux. De plus, la profusion de décors, accessoires et costumes permettaient à Jean de proposer des mises en scènes spectaculaires, y compris, à la grande joie de Marie, pour "Horace et Calircé". De plus, en compagnie de Jacques et de Thierry, elle se promenait régulièrement dans la ville, le plus souvent pour y faire des commissions pour la troupe, mais parfois aussi juste pour explorer la cité. Elle découvrait ainsi des quartiers de la capitale qu'elle n'avait jamais visité pendant sa vie de princesse, ce qui lui plaisait beaucoup.
Une semaine après leur arrivée en ville, Jean demanda à Marie de venir le voir dans sa chambre. Il lui montra le manuscrit d'une comédie qu'il avait commencé à écrire, et souhaitait avoir son opinion, et ses suggestions. La pièce racontait les mésaventures d'un officier de la maréchaussée, qui avait pour mission de capturer une bande de voleurs qui terrorisait la ville, mais qui, par maladresse, bêtise et incompétence, voyait toutes ses tentatives vouées à l'échec. Malgré son incompétence, cet officier avait une haute opinion de lui-même et de sa valeur, et ne cessait d'opprimer son officier subalterne, le rabaissant, l'humiliant, profitant de son grade plus élevé. Un jour, les deux hommes parvinrent enfin à mettre la main sur un des voleurs, mais, au cours de l'interrogatoire, l'officier maladroit laissa le suspect s'échapper. Furieux, le chef de la maréchaussée suspendit le fautif pour plusieurs jours, confiant la mission à son subalterne. Lorsque l'officier revint à son poste, il constata avec stupeur que les voleurs avaient été enfin capturés par son ancien subordonné qui, en son absence, avait pu prendre confiance en lui et arrêter la bande. A présent, c'était lui qui détenait le grade le plus élevé, et l'officier maladroit était à son tour sous ses ordres, à son grand dépit. La pièce se terminait sur l'ancien souffre douleur qui, à son tour, humiliait son ancien tourmenteur.
Marie apprécia beaucoup cette histoire, qu'elle trouvait très drôle, et voyait en particulier dans le personnage de l'officier incompétent un rôle en or pour Jacques, qui pourrait y déployer tout son talent comique. Thierry serait parfait dans le rôle du subalterne. Jean lui confirma que ces rôles avaient été écrits pour eux. Toujours en quête de rôles qu'elle aurait du plaisir à interpréter, Marie suggéra à Jean de faire du voleur capturé une séduisante jeune voleuse, (qu'elle jouerait bien sûr) qui utiliserait son charme et sa rouerie pour duper le naïf officier et ainsi s'échapper. Jean approuva cette trouvaille, et, après avoir relu ensemble le manuscrit et effectué ensemble quelques autres modifications mineures, la pièce fut rapidement achevée. Jean proposa son manuscrit aux autres membres de la troupe, et bientôt, ils préparèrent les premières répétitions, espérant créer la pièce avant leur départ de la ville.
Au dixième jour dans la capitale, un messager du roi les informa qu'ils étaient conviés à se produire au palais le lendemain. Bien que Marie s'attendît à cet évènement, elle était quand même peu rassurée. Ses partenaires, qui avaient déjà joué devant le roi tentèrent de la rassurer, Jacques en particulier, lui affirmant que tout ce qu'elle avait à faire serait d'interpréter ses rôle comme elle le faisait tous les soirs, et que tout se passerait bien. Bien sûr, ils ignoraient les motifs véritables des angoisses de leur amie.
Après cette mémorable journée, Marie se sentit enfin plus sereine et put profiter des joies de la capitale. Elle était si heureuse de jouer dans le plus grand et plus beau théâtre du royaume, sur cette immense scène, et devant un public aussi nombreux. De plus, la profusion de décors, accessoires et costumes permettaient à Jean de proposer des mises en scènes spectaculaires, y compris, à la grande joie de Marie, pour "Horace et Calircé". De plus, en compagnie de Jacques et de Thierry, elle se promenait régulièrement dans la ville, le plus souvent pour y faire des commissions pour la troupe, mais parfois aussi juste pour explorer la cité. Elle découvrait ainsi des quartiers de la capitale qu'elle n'avait jamais visité pendant sa vie de princesse, ce qui lui plaisait beaucoup.
Une semaine après leur arrivée en ville, Jean demanda à Marie de venir le voir dans sa chambre. Il lui montra le manuscrit d'une comédie qu'il avait commencé à écrire, et souhaitait avoir son opinion, et ses suggestions. La pièce racontait les mésaventures d'un officier de la maréchaussée, qui avait pour mission de capturer une bande de voleurs qui terrorisait la ville, mais qui, par maladresse, bêtise et incompétence, voyait toutes ses tentatives vouées à l'échec. Malgré son incompétence, cet officier avait une haute opinion de lui-même et de sa valeur, et ne cessait d'opprimer son officier subalterne, le rabaissant, l'humiliant, profitant de son grade plus élevé. Un jour, les deux hommes parvinrent enfin à mettre la main sur un des voleurs, mais, au cours de l'interrogatoire, l'officier maladroit laissa le suspect s'échapper. Furieux, le chef de la maréchaussée suspendit le fautif pour plusieurs jours, confiant la mission à son subalterne. Lorsque l'officier revint à son poste, il constata avec stupeur que les voleurs avaient été enfin capturés par son ancien subordonné qui, en son absence, avait pu prendre confiance en lui et arrêter la bande. A présent, c'était lui qui détenait le grade le plus élevé, et l'officier maladroit était à son tour sous ses ordres, à son grand dépit. La pièce se terminait sur l'ancien souffre douleur qui, à son tour, humiliait son ancien tourmenteur.
Marie apprécia beaucoup cette histoire, qu'elle trouvait très drôle, et voyait en particulier dans le personnage de l'officier incompétent un rôle en or pour Jacques, qui pourrait y déployer tout son talent comique. Thierry serait parfait dans le rôle du subalterne. Jean lui confirma que ces rôles avaient été écrits pour eux. Toujours en quête de rôles qu'elle aurait du plaisir à interpréter, Marie suggéra à Jean de faire du voleur capturé une séduisante jeune voleuse, (qu'elle jouerait bien sûr) qui utiliserait son charme et sa rouerie pour duper le naïf officier et ainsi s'échapper. Jean approuva cette trouvaille, et, après avoir relu ensemble le manuscrit et effectué ensemble quelques autres modifications mineures, la pièce fut rapidement achevée. Jean proposa son manuscrit aux autres membres de la troupe, et bientôt, ils préparèrent les premières répétitions, espérant créer la pièce avant leur départ de la ville.
Au dixième jour dans la capitale, un messager du roi les informa qu'ils étaient conviés à se produire au palais le lendemain. Bien que Marie s'attendît à cet évènement, elle était quand même peu rassurée. Ses partenaires, qui avaient déjà joué devant le roi tentèrent de la rassurer, Jacques en particulier, lui affirmant que tout ce qu'elle avait à faire serait d'interpréter ses rôle comme elle le faisait tous les soirs, et que tout se passerait bien. Bien sûr, ils ignoraient les motifs véritables des angoisses de leur amie.
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