L'école des princesses : chapitre 19
19) L'arrivée dans le grand port
Près de deux mois après que Marie l'eût rejointe, et alors que l'hiver venait de commencer, la troupe arriva dans la ville où elle devait prendre ses quartiers d'hiver. Marie reconnut rapidement le grand port du sud du royaume. C'était la deuxième plus grande ville du pays, et son principal centre économique. Jean expliqua à Marie que la troupe y séjournerait durant six semaines, et elle comprit rapidement le potentiel qu'offrait la grande cité à leur compagnie. La ville était prospère et nombre de ses habitants bénéficiaient de revenus aisés. Pour la troupe, cela représentait l'occasion idéale d'engranger d'importantes recettes. De plus, de nombreuses marchandises transitaient dans le port, en particulier des produits importés de pays étrangers, et la troupe pouvait se fournir en accessoires, tissus et autres matériaux dans les grands marchés de la cité. Jean confirma les intuitions de Marie, et ajouta que la ville offrait une autre avantage majeur à sa troupe, et n'en dit pas plus, afin de garder la surprise pour sa jeune actrice.
Une fois entré dans la grande cité, le convoi traversa les différents quartiers de la ville, quartiers résidentiels des riches marchands, rues commerciales bordées de diverses boutiques, zone portuaire au bord de la grande mer, d'où Marie pouvait observer les navires qui quittaient ou rejoignaient le grand débarcadère, grande place devant laquelle la riche demeure du bourgmestre trônait, symbole de la prospérité de la ville. Enfin, la troupe parvint devant une grande bâtisse, et Jean fit signe à ses camarades qu'ils étaient arrivés à destination. Jean descendit du chariot, et Marie le vit entrer dans l'enceinte du bâtiment. Dévorée par la curiosité, elle interrogea Jacques, qui la rejoignit à ses côtés. Ce dernier lui expliqua que le bâtiment devant lequel ils étaient stationnés n'était autre que l'un des théâtres de la ville, et que, chaque hiver, son propriétaire, qui était un vieil ami de Jean, les autorisait à y séjourner et à s'y produire durant les premières semaines d'hiver. Et effectivement, Jean ressortit rapidement en compagnie du directeur du théâtre, un homme sensiblement du même âge que lui, de taille moyenne, mais fort corpulent, au visage rond et souriant.
Jean lui présenta Marie, et le directeur félicita son ami d'avoir pu recruter une si jolie actrice, ce qui fit légèrement rougir la jeune fille. Enfin, la troupe entra dans le théâtre, et Marie fut émerveillée à la vue de la grande scène, au fond de la salle, à la fois excitée et un peu intimidée à l'idée d'y jouer. Le directeur conduisit les voyageurs à l'étage supérieur du théâtre, où se situaient les chambres dans lesquels la troupe logerait durant les prochaines semaines. Jean avait sa propre chambre, une autre était réservée au couple Barnaud, et le reste de la troupe se partageait la troisième. Peu après, le propriétaire se retira, et les comédiens se préparèrent à s'installer dans leurs nouveaux quartiers.
Près de deux mois après que Marie l'eût rejointe, et alors que l'hiver venait de commencer, la troupe arriva dans la ville où elle devait prendre ses quartiers d'hiver. Marie reconnut rapidement le grand port du sud du royaume. C'était la deuxième plus grande ville du pays, et son principal centre économique. Jean expliqua à Marie que la troupe y séjournerait durant six semaines, et elle comprit rapidement le potentiel qu'offrait la grande cité à leur compagnie. La ville était prospère et nombre de ses habitants bénéficiaient de revenus aisés. Pour la troupe, cela représentait l'occasion idéale d'engranger d'importantes recettes. De plus, de nombreuses marchandises transitaient dans le port, en particulier des produits importés de pays étrangers, et la troupe pouvait se fournir en accessoires, tissus et autres matériaux dans les grands marchés de la cité. Jean confirma les intuitions de Marie, et ajouta que la ville offrait une autre avantage majeur à sa troupe, et n'en dit pas plus, afin de garder la surprise pour sa jeune actrice.
Une fois entré dans la grande cité, le convoi traversa les différents quartiers de la ville, quartiers résidentiels des riches marchands, rues commerciales bordées de diverses boutiques, zone portuaire au bord de la grande mer, d'où Marie pouvait observer les navires qui quittaient ou rejoignaient le grand débarcadère, grande place devant laquelle la riche demeure du bourgmestre trônait, symbole de la prospérité de la ville. Enfin, la troupe parvint devant une grande bâtisse, et Jean fit signe à ses camarades qu'ils étaient arrivés à destination. Jean descendit du chariot, et Marie le vit entrer dans l'enceinte du bâtiment. Dévorée par la curiosité, elle interrogea Jacques, qui la rejoignit à ses côtés. Ce dernier lui expliqua que le bâtiment devant lequel ils étaient stationnés n'était autre que l'un des théâtres de la ville, et que, chaque hiver, son propriétaire, qui était un vieil ami de Jean, les autorisait à y séjourner et à s'y produire durant les premières semaines d'hiver. Et effectivement, Jean ressortit rapidement en compagnie du directeur du théâtre, un homme sensiblement du même âge que lui, de taille moyenne, mais fort corpulent, au visage rond et souriant.
Jean lui présenta Marie, et le directeur félicita son ami d'avoir pu recruter une si jolie actrice, ce qui fit légèrement rougir la jeune fille. Enfin, la troupe entra dans le théâtre, et Marie fut émerveillée à la vue de la grande scène, au fond de la salle, à la fois excitée et un peu intimidée à l'idée d'y jouer. Le directeur conduisit les voyageurs à l'étage supérieur du théâtre, où se situaient les chambres dans lesquels la troupe logerait durant les prochaines semaines. Jean avait sa propre chambre, une autre était réservée au couple Barnaud, et le reste de la troupe se partageait la troisième. Peu après, le propriétaire se retira, et les comédiens se préparèrent à s'installer dans leurs nouveaux quartiers.
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